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Uriner debout sans éclaboussures, l’étude décalée de deux physiciens

Crédits : Elsie esq., Flickr, cc by 2.0

Avec pour objectif possible la paix des ménages à long terme, et plus sérieusement la lutte contre les bactéries, deux physiciens de l’université Brigham Young, dans l’Utah aux États-Unis se sont penchés sur une question : comment uriner debout sans provoquer d’éclaboussures? Tout un art qui relève de la mécanique des fluides.

Que le soulagement ait eu lieu à l’intérieur, dans des toilettes ou un urinoir, ou à l’extérieur, tous les hommes ont été confrontés au moins une fois au problème des éclaboussures en urinant. Mais la petite commission parfaitement maîtrisée relève de la science, et plus précisément de la mécanique des fluides, à en croire Tadd Truscott et Randy Hurd, deux physiciens qui ont publié leur étude sous le nom « Dynamiques de l’urinoir : le guide tactique ». Les clés de la réussite ? Le recul et l’angle.

Pour mener à bien cette étude, les deux physiciens ont conçu un urètre masculin en plastique sous forme d’un cylindre de 8 millimètres sur 3 millimètres, à l’aide d’une imprimante 3D. Une sorte de simulateur de jet au débit ajustable donc, et ils ont projeté différents débits sur une paroi afin d’observer scientifiquement l’effet des fluides masculins lorsqu’ils les frappent.

Verdict, « viser la surface verticale est préférable (à l’horizontale) dans presque tous les cas ». Leurs observations indiquent qu’un jet commence à se transformer en gouttelettes après avoir parcouru une distance longue de 15 à 17,5 centimètres, selon un principe appelé « l’instabilité de Plateau-Rayleigh ». À l’urinoir, « plus vous êtes proche, mieux c’est », déclare Randy Hurd, l’un des deux physiciens, puisque le jet n’a pas le temps de se désintégrer.

Aux toilettes, la distance est généralement supérieure à 17,5 centimètres, trop loin pour que le jet conserve son intégrité. Les conclusions sont alors implacables, il faut privilégier la position assise. Il est toutefois possible de minimiser les dégâts, en optant pour un angle inférieur à 90°, en visant plus bas ou sur le côté, tout en visant la porcelaine, et non l’eau.

Une étude à la fois amusante et intéressante, qui se penche bien entendu sur les micro-éclaboussures projetées en urinant debout, et non pas forcément sur les hommes qui urinent à côté…

 Sources : phys, atlantico

– Illustration : © Elsie esq., Flickr, cc by 2.0