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Une start-up fabrique des baskets à partir du recyclage des chewing-gums !

Crédits : PxHere

Alors que le chewing-gum est le second déchet le plus présent en ville, une start-up néerlandaise a décidé de l’utiliser telle une matière première. La société Gum-Tec a en effet mis au point un modèle de baskets à partir de chewing-gums recyclés. Voici les GumShoes, dont 1/5e des matériaux viennent de la gomme à mâcher.

Des chaussures en chewing-gum !

Le chewing-gum fait parfois parler de lui dans les médias scientifiques. En 2019, des chercheurs scandinaves ont retrouvé de l’ADN humain vieux de 9 000 ans dans une sorte de chewing-gum. En 2018, des scientifiques japonais dévoilaient leur projet de chewing-gum qui ne perdrait jamais son goût. Il n’en demeure pas moins que le chewing-gum est en général une source de pollution non négligeable. Celui-ci est, après les mégots le deuxième déchet le plus fréquent en ville et il prend environ une vingtaine d’années pour se décomposer.

À Amsterdam (Pays-Bas), pas moins de 1 500 tonnes de chewing-gums se retrouvent collées aux trottoirs. Décollés à la vapeur par une équipe spéciale, ces déchets sont ensuite récupérés par Gum-Tec, une société spécialisée dans le recyclage. Recyclés, ces déchets sont ensuite revalorisés puisqu’une seconde société nommée Explicit s’occupe du design afin d’en faire des baskets : les GumShoes. Ce projet intègre aussi la collaboration de I Amsterdam, l’organisme de marketing urbain de la municipalité.

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Crédits : Gumshoe.Amsterdam
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Crédits : Gumshoe.Amsterdam

Des mesures pour optimiser le recyclage

Si le design d’Explicit est plutôt sympathique, il faut savoir que les GumShoes ne sont pas 100 % vertes. En effet, les chewing-gums servent seulement à fabriquer les semelles, grâce à l’utilisation de leur ingrédient principal : le polyisobutylène. Il s’agit d’un dérivé de pétrole quasiment aussi résistant que le caoutchouc. Il est alors possible de fabriquer huit semelles pour un kilo de chewing-gum et le matériau obtenu représente environ 20 % de la chaussure.

Par ailleurs, les acteurs du projet désirent bientôt mettre en place un service de renvoi afin d’optimiser le recyclage des semelles en fin de vie. Une des prochaines étapes sera de penser à des moyens de collecte plus efficaces avant de tenter d’étendre le projet dans d’autres villes.

Avec un prix de 190 euros, les GumShoes ne sont pas vraiment bon marché. Toutefois, il se pourrait que le prix baisse à l’avenir grâce à l’optimisation du recyclage. De plus, évoquons le petit clin d’œil des designers pour la ville d’Amsterdam. En effet, l’empreinte de la semelle représente le plan du centre de la cité. La prochaine ville pourrait être notre capitale Paris, où les chewing-gums sont également un véritable fléau.