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Une simulation de guerre des États-Unis contre la Chine s’est soldée par un échec

Crédits : Rutmer Visser / iStock

Dans une bataille simulée dans un “wargame”, les États-Unis ont perdu contre la Chine. Au cœur de cet affrontement se trouvait Taïwan, l’île célèbre pour son étonnante situation géopolitique avec le voisin chinois. Pour le Pentagone, il s’agit maintenant de revoir sa copie.

L’armée a “misérablement échoué”

Les États-Unis et la Chine sont les deux plus grandes puissances mondiales. En ce qui concerne le domaine militaire, la course aux innovations est déjà présente depuis plusieurs années. Au niveau du terrain, les États-Unis surveillent les multiples agissements de la Chine dans son espace proche, notamment en mer de Chine. Depuis quelque temps, le Pentagone cherche à évaluer son savoir militaire par le biais de simulations guerrières. Il s’agit de “wargames” permettant d’avoir un aperçu des effets des différentes stratégies et affrontement. Un article publié par Defense One le 26 juillet 2021 affirme que lors d’une de ces simulations, les États-Unis ont failli contre la Chine.

John Hyten, vice-président du Comité des chefs d’état-major interarmées (Joint Chiefs of Staff) a déclaré que dans cette simulation, l’armée a «misérablement échoué». Selon le responsable, l’adversaire virtuel – la “red team” – aurait étudié les États-Unis depuis deux décennies et a ainsi pu prévoir les faits et gestes de l’armée.

Rappelons au passage que le support de simulation et sa forme sont des informations classées secret défense. De plus, si assez peu de détails sont disponibles concernant ces simulations, l’un des scénarios mettait aux prises les États-Unis contre une Chine attaquant Taïwan. Or, nous savons que depuis déjà plusieurs années, ce genre de scénario n’est pas impossible.

F-35 Lightning II avion chasse
Crédits : U.S. Air Force

Une stratégie obsolète à revoir

Cet échec cuisant a surpris les spécialistes rassemblés pour l’occasion. Le Pentagone estime qu’il est temps de changer – après plusieurs décennies – sa façon d’appréhender les choses. Il est question d’une “stratégie de masse” aujourd’hui devenue obsolète. Cette stratégie est relative à une concentration de la puissance de feu à tous les niveaux (terre, air et mer). Le but ? Frapper vite et fort et ainsi organiser plus facilement sa logistique. Néanmoins, l’adversaire – à même de riposter – pourrait causer de nombreux dégâts en cas de réussite. Il faut dire qu’aujourd’hui, certaines armées travaillent aussi sur des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle, ou encore les essaims de drones.

Surtout, si les États-Unis ont la plupart du temps été confrontés à des armées ayant peu de technologies avancées, la donne a visiblement changé ces dernières années, notamment en matière de renseignement. Désormais, ce pays n’est plus le seul à disposer de drones, de satellites ou d’avions furtifs. Par ailleurs, l’armée étasunienne est aujourd’hui très dépendante des flux de données, ce qui intéresse de plus en plus les pirates informatiques.