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Une première historique pour SpaceX (encore)

Crédits : Flickr / SpaceX

Ce jeudi 11 avril 2019 a marqué un nouveau tournant pour SpaceX, qui a récupéré avec succès les trois boosters de son lanceur lourd Falcon Heavy. C’est également un second vol réussi pour la fusée, un an après avoir envoyé “Starman” dans l’espace.

Coup double pour SpaceX. D’une part, la société d’aérospatial d’Elon Musk est parvenue ce jeudi à faire décoller son lanceur lourd Falcon Heavy de son pas de tir à Cap Canaveral, en Floride, pour la mise en orbite du satellite saoudien Arabsat-6A. Mais elle a également réussi à faire atterrir sans dommages ses trois boosters. Les deux moteurs secondaires huit minutes après le décollage, et le moteur principal deux minutes plus tard sur sa plateforme de réception située dans l’océan Atlantique. Une première historique, et de grands motifs d’espoir pour la suite.

« Les Falcons ont atterri », a déclaré Musk dans un tweet publié suite à l’événement. La NASA a rapidement enchaîné : « depuis nos plateformes de lancement emblématiques à @NASAKennedy, nous continuerons à soutenir l’économie croissante de l’espace commercial », pouvait-on également lire dans un tweet. Elon Musk a répondu avec trois cœurs rouges. SpaceX prévoit par ailleurs un autre lancement de son Falcon Heavy plus tard cette année, pour une mission en collaboration avec l’US Air Force.

Objectif Lune ?

Le vice-président américain Mike Pence demandait en effet il y a quelques jours à la NASA d’envoyer des astronautes américains sur la Lune dans les cinq ans. « Soyons clairs, avait-il déclaré, la première femme et le prochain homme sur la Lune seront tous deux des astronautes américains lancés par des fusées américaines depuis le sol américain ». Et pour ce faire, la NASA devra user de tous les moyens disponibles, en « collaborant s’il le faut avec des sociétés privées ». Ces mots touchaient directement Boeing, qui mène actuellement la construction de la puissante fusée Space Launch System (SLS). Or, la société accuse beaucoup de retard.

Le premier vol (non habité) de ce futur (très) gros lanceur était en effet prévu en 2020, mais Boeing a clairement fait savoir qu’il ne pourrait tenir ces délais. « Si les sous-traitants actuels ne peuvent atteindre cet objectif, nous en trouverons d’autres qui y parviendront », avait alors assuré Mike Pence. Partant de ce principe, on pense forcément au Falcon Heavy, la seule fusée suffisamment puissante capable d’atteindre de tels objectifs.

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