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Une nouvelle hypothèse explique pourquoi les zèbres sont rayés

Crédits : William Warby / Flickr

Objet de nombreuses études, le zèbre et son pelage si particulier suscite toujours la curiosité des spécialistes. Nombreuses sont les hypothèses qui tendent à expliquer l’utilité de ce pelage rayé, et une étude récente vient apporter une toute nouvelle explication.

Ces dernières années, il a été prêté aux rayures des zèbres différentes fonctions comme par exemple le fait de repousser les mouches et insectes piquants, ou encore leurrer ses prédateurs. C’est aujourd’hui une nouvelle hypothèse qui est avancée par des chercheurs de l’Université de Californie. Ceux-ci affirment que ce pelage si particulier servirait en fait à maintenir le zèbre au frais.

C’est en observant la provenance de différents zèbres que ces chercheurs ont voulu creuser cette question. En effet, des différences saisissantes ont été observées entre des zèbres provenant de 16 régions d’Afrique. « Certains avaient des rayures bien définies sur tout le corps alors que d’autres en étaient dépourvus sur les pattes. Nous avons aussi observé que leur teinte variait selon la provenance de l’animal » ont expliqué les chercheurs dans le Royal Society Open Science.

Il a alors été observé que les zèbres provenant des régions les plus chaudes possèdent plus de rayures noires que ceux provenant des régions moins chaudes d’Afrique, plus au Sud. Plutôt surprenant quand on sait que ce sont les couleurs plus claires qui permettent de mieux supporter la chaleur. Mais selon les chercheurs qui ont mené à bien cette étude, c’est justement ce contraste qui permet la thermorégulation de l’animal. « Les rayures noires attirent plus de chaleur que les rayures blanches et ce contraste permettrait de créer un effet de fraîcheur.« 

Pour vérifier ce principe, ils ont observé la température moyenne de la peau des zèbres par rapport à celle des autres espèces présentes dans leur environnement. À l’aide d’un thermomètre digital à infrarouge, ils ont pu observer que les zèbres évoluent à une température moyenne de 29,2°C, contre 32,5°C pour les autres espèces.

source : nationalgeographic

– Crédits photo : William Warby