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Une méthode alternative pourrait faciliter le voyage vers Mars

Crédits : Aynur_zakirov / pixabay

Au cours des dernières décennies, l’exploration de Mars a pris un élan significatif, avec de nombreux envois d’engins spatiaux pour l’étudier. Si les procédés employés pour envoyer ces engins sont extrêmement coûteux, deux mathématiciens ont récemment proposé une méthode alternative pour les envoyer, une méthode moins chère et qui simplifie les opérations.

Francesco Topputo de l’Université Polytechnique de Milan et Edward Belbruno, de l’Université de Princeton aux États-Unis sont les deux mathématiciens qui viennent de proposer la méthode dite de la « capture balistique ». Celle-ci pourrait faciliter l’envoi d’engins spatiaux en orbite autour de Mars, et semble ne présenter que des avantages.

Le procédé qui est appliqué actuellement consiste à calculer avec précision à quel endroit sera exactement Mars à une date donnée, puis envoyer la fusée afin qu’elle arrive à cet endroit au même moment, en utilisant des rétrofusées à la fin du parcours pour la ralentir. Mais ce procédé présente deux inconvénients majeurs. D’abord, ces rétrofusées nécessitent une dose significative de carburant, ce qui alourdit fortement le coût des opérations, mais aussi la fusée. Ensuite, la fréquence des opportunités d’envoi, qui ne se présentent que tous les 26 mois. En effet, pour pouvoir envoyer des engins en orbite autour de Mars, il faut que l’alignement entre la Terre et Mars soit optimal.

La méthode de la « capture balistique » proposée par les deux mathématiciens possède justement les avantages que n’a pas le procédé actuel. Elle nécessite une quantité bien plus faible de carburant, et est bien moins exigeante au niveau du calendrier. Elle se décline en deux temps, tout d’abord viser une certaine position en avance sur Mars et son orbite, puis, avec un déplacement bien moins rapide que Mars, attendre que celle-ci rattrape l’engin et l’aspire en son orbite grâce à sa gravité.

Cette méthode n’est pas une découverte puisqu’elle a déjà été utilisée, notamment dans des missions d’exploration de la Lune en 2004 et 2011. Mais en ce qui concerne l’exploration de Mars, ce serait une première.

Sources : techtimes, scientificamerican, journaldelascience