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Une localisation dix fois plus précise que le GPS grâce aux satellites Starlink ?

Crédits : Wikipédia

Alors que le projet Starlink de SpaceX poursuit son développement, l’armée des États-Unis a commandé une étude. Récemment publiée, celle-ci s’est intéressée à la possibilité d’utiliser les satellites du projet afin de déployer un système plus performant que le GPS.

Une possible alternative au GPS

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Elon Musk est sur tous les fronts. Toutefois, l’intéressé poursuit chacun de ses projets avec la même détermination. Au début du mois de septembre 2020, SpaceX a fait décoller une fusée Falcon 9 afin de livrer 60 nouveaux satellites dans le cadre du projet Starlink. Rappelons qu’il est question d’en déployer au moins 12 000 en orbite basse. Le but ? Fournir un accès internet à très haut débit à l’ensemble de la planète. Aujourd’hui, le nombre total de ces instruments en orbite est de 713.

Comme l’explique une publication dans la MIT technology Review du 28 septembre 2020, l’armée des États-Unis est à l’origine d’une étude à propos du projet Starlink. L’étude menée par Todd Humphreys et Peter Iannucci du laboratoire de radionavigation de l’Université du Texas à Austin pourrait donner un nouvel objectif aux satellites d’Elon Musk. Il s’agirait de déployer un assistant de navigation plus performant que l’actuel GPS.

Une simple mise à jour des satellites

Le duo de chercheurs estime que les satellites en orbite terrestre basse (LEO) peuvent favoriser l’apparition d’un nouveau système dix fois plus précis que le GPS. Par ailleurs, ce système serait moins impacté par les interférences. Or, construire un réseau de satellites a un certain coût et là se trouve l’intérêt porté sur le projet Starlink. Les chercheurs pensent qu’une simple mise à jour logicielle sur les satellites suffirait.

Dans leur étude, les scientifiques ont annoncé des chiffres plutôt surprenants. Outre une précision dix fois plus élevée, il est question de fournir un service continu à 99,8% de la population mondiale. Afin d’y parvenir, il suffirait d’utiliser seulement 1 % de la capacité de liaison des satellites Starlink et 0,5 % de leur énergie !

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Crédits : SpaceX

La concurrence est sceptique

Cette étude ne semble pas plaire à tout le monde, notamment Brian Manning – PDG de Xona, une société travaillant sur un projet concurrent de navigation. Le dirigeant s’est montré sceptique sur la faisabilité de la manipulation évoquée dans l’étude. L’intéressé a indiqué que sa société avait déjà par le passé exploré cette piste. Selon lui, les capacités commerciales et techniques n’ont pas vraiment de sens, ce pourquoi sa société travaille sur une constellation de satellites indépendante.

Quoi qu’il en soit, Todd Humphreys et Peter Iannucci sont certains que leur idée est bonne. Le duo espère désormais qu’Elon Musk comprendra ces travaux et leur potentiel. Nous imaginons que les scientifiques, soutenus par l’armée, soumettrons dans un avenir proche une demande au patron de SpaceX.