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Une IA signée Google est capable de détecter le cancer du poumon

Crédits : pixabay

Des chercheurs de Google et de l’hôpital universitaire de Northwestern (États-Unis) ont récemment collaboré pour élaborer une IA capable de détecter avec précision le cancer du poumon. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Medicine.

Le cancer du poumon est l’un des plus meurtriers. Il est le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes derrière le cancer de la prostate. Et le troisième le plus fréquent chez les femmes derrière celui du sein et du côlon. Comme pour beaucoup d’autres maladies, les meilleures chances de rémission reposent en grande partie sur un diagnostic précoce. C’est alors que l’IA entre en jeu. Nos meilleurs alliés pourraient en effet, à l’avenir, être des modèles d’apprentissage automatique capables de détecter les premiers signaux révélateurs de maladies graves. Il reste encore des progrès à réaliser en ce sens, mais les résultats semblent de plus en plus prometteurs.

Une précision comparable à celle de six radiologues

En témoigne cette nouvelle étude, fruit d’une collaboration entre Google et l’hôpital universitaire de Northwestern. Une équipe de chercheurs annonce en effet avoir créé un modèle d’IA capable de détecter le cancer du poumon à partir de tests de dépistage. L’idée générale consiste à présenter au programme des milliers de tomodensitogrammes thoraciques, en le formant à détecter des changements mineurs et potentiellement problématiques qui pourraient passer inaperçus pour l’Homme.

Pour cette nouvelle étude, Google a formé son algorithme d’apprentissage automatique sur plus de 45 000 relevés thoraciques proposés par la Northwestern University. Certains présentaient un cancer à divers stades de développement. Une fois formé, on a présenté au programme 6 716 nouveaux cas à traiter. L’algorithme aurait alors été capable de détecter les plus petits tissus malins dans les nodules pulmonaires. Lésions qui auraient été autrement difficiles à repérer. Une précision telle que l’outil aurait permis de diagnostiquer 5 % de plus de cas de cancer que six radiologues certifiés. Le nombre de faux positifs aurait également été réduit de plus de 11 %.

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Le cancer des poumons tue plus de 1,7 million de personnes dans le monde chaque année. La consommation de tabac en est en grande partie responsable. Crédits : Pixabay

Accompagner les médecins

Des travaux supplémentaires seront bien évidemment nécessaires pour affiner ces capacités de diagnostic, mais Google juge tout de même ces premiers résultats encourageants. « Cela crée une opportunité d’optimiser le processus de filtrage via l’assistance informatique et l’automatisation, peut-on lire dans l’étude. Alors que la grande majorité des patients ne sont pas dépistés, nous montrons le potentiel des modèles d’apprentissage en profondeur pour augmenter la précision, la cohérence et l’adoption du dépistage du cancer du poumon dans le monde entier ».

La capacité de traiter de grandes quantités de données pourrait un jour permettre à l’intelligence artificielle de reconnaître des schémas subtils que les humains ne peuvent tout simplement pas voir. L’idée ne sera pas de remplacer les médecins, mais de les épauler dans le but de maximiser les chances de survie des patients.

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