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Une étude s’est penchée sur le taux de consanguinité au Royaume-Uni

Crédits : Pixabay

Une récente étude suggère que près d’une personne sur 3 600 serait le “fruit” de la consanguinité au Royaume-Uni. C’est plus que les estimations précédentes. Et forcément, il y a des conséquences.

Si vous n’êtes pas né·e Targaryen, vous savez que la question de la consanguinité reste relativement taboue dans notre société. C’est en partie la raison pour laquelle peu d’études ont été faites sur le sujet. Pourtant, elle existe. Mais dans quelle mesure ? Pour tenter d’évaluer le taux de consanguinité au Royaume-Uni, et ses potentielles répercussions sur la santé des concernés, une équipe de chercheurs de l’Université du Queensland, en Australie s’est tournée vers la biobanque britannique, une base de données compilant les informations génétiques de 450 000 personnes. Toutes sont nées entre 1938 et 1967. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue Nature Communications.

Une personne sur 3 600

Les chercheurs expliquent s’être concentrés sur les versions identiques d’un même gène dans l’ADN des participants (homozygotie). Nous en avons tous, plus ou moins. Mais en retrouver sur de longues périodes est signe de consanguinité. Après analyses de toutes ces données, ils ont isolé 125 personnes, soit environ une personne sur 3 600 environ. C’est plus que ce que suggéraient les estimations précédentes (une sur 5 200). Toutes étaient le “fruit” d’une consanguinité entre parents au premier degré (père et mère) ou au second degré (petits-enfants, frères et sœurs).

Après analyses de leurs dossiers médicaux, les chercheurs ont ensuite relevé des problèmes de santé qui semblaient plus courants que la moyenne. Une diminution des capacités cognitives et de la fonction musculaire, par exemple. Ou encore des fonctions pulmonaires réduites. Les risques de développer des troubles génétiques récessifs rares étaient également plus nombreux, et les sujets globalement plus petits. Notons que si effectivement toutes ces personnes étaient plus enclines à développer ces maladies, la gravité de ces dernières restait tout de même limitée.

George II, le plus consanguin des rois d’Angleterre. Crédits : Creative commons / Domaine public

Des échantillons limités

Tout comme les données analysées, d’ailleurs, et les chercheurs en conviennent. Toutes les analyses ont en effet été faites sur des échantillons qui ne sont pas forcément très représentatifs de la société britannique en général. Celles et ceux qui font don de plein gré de leur ADN ont en effet tendance, d’après cette fois des études bien détaillées, à être légèrement plus éduqués et en meilleure santé que la moyenne. N’ont également pas été pris en compte les degrés de parenté au troisième degré (arrière-grands-parents, oncle et tante) ou au quatrième degré (cousins et cousines germain·es).

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