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Une étude révèle un autre avantage des véhicules électriques

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Crédit : ArtisticOperations/Pixabay

Les véhicules électriques ont des effets très notables sur l’environnement en permettant de limiter les rejets de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Une nouvelle étude met en évidence les bienfaits de cette industrie pour la santé humaine, avec le cas très concret de la Californie. Les détails de ces travaux sont publiés dans Science of the Total Environment.

Que les véhicules électriques (VE) soient meilleurs pour l’environnement que les thermiques ne fait plus débat parmi la communauté scientifique. Considérant toutes les étapes du cycle de vie des véhicules, nous savons en effet que les VE émettent moins de gaz à effet de serre que celles à essence ou diesel, et ce même si leur production et leur exploitation implique toujours des combustibles fossiles.

Ainsi, l’argument selon lequel les véhicules électriques ne sont pas beaucoup plus propres que les thermiques si l’on prend en compte la production d’électricité et la production de batteries ne tient plus.

Naturellement, cela ne veut pas nécessairement dire les véhicules électriques sont propres à 100%. Cependant, la solution électrique est « moins pire » que la solution thermique en ce qui concerne la question environnementale. Et cet argument séduit de plus en plus. Les ventes de VE ne cessent en effet d’augmenter, que ce soit en Europe, aux États-Unis ou encore en Chine. Le Model Y de Tesla pourrait d’ailleurs être le véhicule le plus vendu dans le monde en 2023.

Qu’en est-il maintenant des effets sur la santé ? Nous savons que la transition vers les véhicules électriques devrait avoir des avantages connexes considérables, mais la plupart des preuves concernant la qualité de l’air et les impacts sur la santé provenaient jusqu’à présent de projections plutôt que de données réelles, d’où l’intérêt de cette étude.

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Un Tesla model Y. Crédit : Tesla

Un véritable effet tangible

Dans le cadre de ces travaux, des chercheurs de la Keck School of Medicine, de l’Université de Californie, ont analysé les données sur les immatriculations totales de véhicules à émission zéro (ZEV), les niveaux de pollution de l’air et les visites aux urgences liées à l’asthme dans toute la Californie de 2013 à 2019. En 2013, les villes concernées comptaient 1,4 voiture électrique pour 1000 habitants en moyenne. En 2019, ce chiffre avait grimpé à 14,6.

Les chercheurs ont constaté que, à mesure que les taux d’adoption des véhicules zéro émissions augmentaient dans un code postal particulier, les niveaux de pollution atmosphérique locale diminuaient, tout comme le nombre de visites à l’hôpital. Pour chaque tranche de vingt immatriculations pour 1000 habitants, celles-ci étaient réduites de 3,2 % en moyenne.

Selon Erika Garcia, principale auteure de ces travaux, le fait que des changements apportés au niveau local puissent déjà améliorer la santé d’une communauté pourrait une fois de plus changer la donne en incitant public et décideurs à se tourner davantage vers le tout électrique.