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Une étude française sur l’efficacité des vaccins anti-Covid sur le long terme

Crédits : Pikist

Depuis quelques mois, une étude nationale à laquelle participent près d’une quarantaine d’hôpitaux français a pour objectif d’évaluer l’efficacité des vaccins anti-Covid sur le long terme. Or, cette étude n’a pas encore réuni un nombre suffisant de volontaires.

Un engagement sur deux années

Depuis fin 2020, plusieurs vaccins sont disponibles aux quatre coins du globe. Toutefois, les travaux scientifiques concernant la protection que confèrent ces vaccins sur le long terme se multiplient. En France, l’étude Cov-Popart se déroule à l’échelon national dans 35 hôpitaux. Pour l’instant, 6 000 volontaires y participent, mais il en manque encore 4 000 afin de consolider les travaux, comme l’explique France Bleu dans un article du 8 septembre 2021.

Depuis le mois d’avril et le début de l’étude, les candidats s’engagent pour deux années. Ceux-ci seront appelés quatre fois afin de subir une prise de sang : un mois après la seconde injection de vaccin puis six mois, un an et deux ans plus tard. Ces prises de sang visent à mesurer la quantité d’anticorps sur le long terme.

CHRU nancy hopital
Le CHU de Nancy, un des 35 établissements participants à l’étude.
Crédits : CHRU de Nancy

Deux objectifs à atteindre

Comme l’explique Bruno Laviolle, médecin et directeur du centre d’investigation clinique du CHU de Rennes, une partie des volontaires à venir aura idéalement 75 ans ou plus. Les concernant, le fait d’être déjà vacciné ou non n’est pas important. Selon l’expert, cette catégorie de personnes serait susceptible de moins bien réagir au vaccin. Or, l’objectif est d’en comprendre la raison. L’autre but des chercheurs – plus secondaire cette fois – est d’étoffer leur base de données en recrutant notamment des adolescents de 12 ans et plus. Selon les responsables, les premiers résultats de l’étude Cov-Popart seront disponibles d’ici quelques semaines. Pour participer, il est possible de s’inscrire sur le site officiel de l’étude.

Outre le CHU de Rennes, nous retrouvons ceux de Lille, Rouen, Caen, Brest, Tours, Limoges, Nantes, Angers, La Roche-sur-Yon, Clermont-Ferrand, Bordeaux-Nord, Toulouse, Montpellier, Nîmes, Saint-Étienne, Marseille, Nice, Grenoble, Lyon, Dijon, Besançon, Strasbourg et Nancy. En Île de France et région parisienne, sept hôpitaux participent également dont l’hôpital Bichat, l’hôpital Cochin-Pasteur ou encore l’hôpital Foch.

Rappelons que s’il manque environ 4 000 volontaires, les 10 000 personnes requises se séparent en deux groupes. Premièrement, le groupe contrôle composé de 1 850 personnes âgées de 18 ans et plus, puis le groupe de patients intégrant 8 650 personnes majeures présentant une pathologie figurant parmi une liste. La voici : diabète de type 1 ou 2, obésité, cancer, greffe de moelle osseuse, transplantation d’organe, VIH, insuffisance rénale chronique stade 4 et 5, maladie auto-inflammatoire systémique et auto-immune, hypogammaglobulinémie et rhumatismes inflammatoires chroniques, sclérose en plaques ou maladies touchant le nerf optique.