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Un système bionique à base de champignons produit du courant !

Crédits : Pixabay

Des chercheurs américains ont mis au point un système bionique composé de nanorubans de graphène, de cyanobactéries et de champignons de Paris. Résultat : un système capable de produire de l’électricité à partir de la lumière !

Une étude d’apparence banale

« En intégrant des cyanobactéries capables de produire de l’électricité et des nanorubans de graphène pouvant collecter le courant, nous avons pu mieux accéder aux propriétés uniques des deux, les augmenter et créer un tout nouveau système fonctionnel bionique », a expliqué Manu Mannoor, expert en génie mécanique Stevens Institute of Technology (États-Unis) dans un communiqué publié le 6 novembre 2018.

Il s’avère que ce n’est pas la première fois que les cyanobactéries font l’objet de recherches visant à produire de l’électricité. En revanche, les précédentes études n’étaient pas parvenues à trouver une solution pour les garder vivantes assez longtemps sur des surfaces biocompatibles artificielles. Le fait est que les chercheurs américains ont intégré un nouvel ingrédient qui fait toute la différence.

Le champignon est la solution idéale au problème

Les scientifiques ont introduit le champignon de Paris dans leurs recherches, et ces derniers ont utilisé l’impression 3D. Il s’agissait ici d’obtenir – sur le dessus du chapeau du champignon – un genre de réseau de collecte doté de nanorubans de graphène par le biais d’une encre électronique. Ensuite, un motif en spirale obtenu via une solution de cyanobactéries a également été imprimé.

Cyanobactéries densément tassées – obtenues via l’impression 3D – favorisant la production d’électricité
Crédits : Stevens Institute of Technology.

Il s’avère que les points de rencontre peuvent permettre le transfert d’électrons. Afin de produire de l’électricité, la dernière étape consistait simplement à exposer le dispositif à la lumière ! Les chercheurs ont vu juste, car les cyanobactéries ont considéré le champignon comme un environnement riche en humidité et en nutriments – avec un pH satisfaisant et une température idéale. Cela qui a permis d’étaler la production d’électricité sur plusieurs jours, ce qui n’avait été fait auparavant.

« Certaines bactéries peuvent briller, alors que d’autres détectent des toxines ou produisent du carburant. En intégrant de manière transparente ces microbes aux nanomatériaux, nous pourrions potentiellement réaliser de nombreux autres bio-hybrides. »

Les chercheurs ont évoqué des « applications bio-hybrides de nouvelle génération » dont les propriétés pourraient servir dans des domaines aussi variés que la défense, la santé ou encore l’écologie.

Sources : EurekAlertFutura Sciences

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