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Un robot amical va plaider contre ses confrères tueurs devant l’ONU !

Crédits : Public Domain Pictures

Faisant partie de la campagne Stop Killer Robots, le robot David Wreckham intègre une délégation qui va bientôt se rendre à l’ONU. Son objectif ? Faire interdire les armes autonomes mortelles.

Un robot pour la paix

Avec son nom inspiré du footballeur David Beckham, le robot David Wreckham a été fabriqué par le Britannique Ray Tait en 2003. Comme l’explique The Guardian dans un article du 21 octobre 2019, un de ses amis a proposé au créateur une reconversion de sa machine. Ainsi, David Wreckham fait désormais partie de la campagne Stop Killer Robots. Depuis six ans, cette coalition de plusieurs ONG se bat pour faire interdire les robots tueurs.

La coalition va bientôt envoyer une délégation à New York, devant l’ONU. Fort de son attitude amicale, le robot incarnera le visage même de cette délégation. Bien sûr, David Wreckham sera ne sera pas seul. En effet, Izumi Nakamitsu, Secrétaire générale adjointe de l’ONU et Haute-Représentante pour les affaires de désarmement l’accompagnera. Par ailleurs, le prix Nobel de la paix Jody Williams sera également de la partie.

Le robot David Wreckham, nouveau visage de la campagne Stop Killer Robots
Crédits : Twitter / @DavidWreckham

Les robots tueurs, une question épineuse

À cette occasion, la délégation de Stop Killer Robots rencontrera des dirigeants internationaux afin de faire interdire les robots tueurs et les armes chimiques. En effet, David Wreckham envoie un message clair : tous les robots à venir ne seront pas comme lui.

Cette action fait suite à un autre fait marquant. Après une mise en garde contre ce type de technologie en 2017, un engagement a été pris en 2018 par 2 400 signataires, dont le célèbre Elon Musk. L’objectif était déjà de dissuader les entreprises militaires de construire des systèmes d’armes létales autonomes. Selon l’organisme The Future of Life à l’origine de cette action, ces systèmes pourraient ouvrir la voie à une nouvelle génération d’armes de destruction massive.

Dans le cadre de cet engagement, les signataires avaient fait le serment de ne pas soutenir le développement, la fabrication ou encore le commerce des robots tueurs. Selon eux, le fait qu’un robot puisse identifier une cible humaine et l’abattre sans le consentement d’un autre humain semble tout à fait inacceptable.

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