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Un régime végétarien réduit les risques de maladies cardiaques de 22%

Crédits : Pixabay

Une récente étude menée sur 18 ans conclut qu’un régime végétarien réduit les risques de maladies cardiaques de 22 %. Il favoriserait en revanche le risque d’AVC. En cas de régime non équilibré, seulement.

De plus en plus de personnes décident de se priver de viande et autres produits animaux. Pour des raisons éthiques et environnementales, notamment. Sur le papier, on ne peut pas leur donner tort. La condition animale, victime des quotas d’abattage, ne peut être respectée. Il y a quelques semaines, une étude nous révélait également que la manière dont l’humanité se nourrit doit changer radicalement, et ce dès maintenant si nous voulons éviter des dommages « catastrophiques » pour la planète. L’impact sur la santé du passage à un régime végétarien/végétalien est néanmoins encore mal compris. Tammy Tong, de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni), s’est donc penchée sur la question. Les détails de l’étude sont publiés dans la revue British Medical Journal.

Moins de maladies cardiaques

La chercheuse et son équipe ont pour ces travaux suivi 48 000 personnes au Royaume-Uni pendant 18 ans. Après avoir pris en compte plusieurs facteurs, tels que l’éducation, le tabagisme, l’alcool ou le niveau d’exercice, les chercheurs se sont alors rendu compte que le fait de passer à un régime sans viande réduisait de 22 % le risque de développer une maladie cardiaque. Ceci, expliquent-ils, pourrait avoir un lien avec le taux de cholestérol, plus bas que chez les carnivores.

Crédits : Pixabay

Plus d’AVC chez les végétariens ?

L’étude soulève tout de même un autre point important, que beaucoup ont préféré placer en gros titre. Il est en effet également ressorti que le fait d’opter pour un régime végétarien était associé à un risque d’accident vasculaire cérébral supérieur de 20 %. Tammy Tong pondère en revanche ces chiffres. Elle note en effet que sur la période de l’étude, les végétariens ont enregistré 10 cas de cardiopathies sur 1000 de moins que les carnivores, mais seulement trois cas d’accident vasculaire cérébral sur 1000 de plus que les autres. Le risque d’accident vasculaire cérébral doit donc être mis en perspective, puisque son augmentation reste modeste. Tandis que les risques cardiaques sont aujourd’hui bien établis chez les consommateurs de viande.

Elle note également que ces risques d’accidents vasculaires cérébraux pourraient s’expliquer par une carence en vitamine B12, que l’on ne trouve que dans les produits animaux. Cette carence peut en revanche être facilement évitée. En mangeant trois portions d’aliments enrichis par jour, par exemple, ou en prenant des compléments alimentaires. Autrement dit, avec un régime végétarien qui inclut tous les nutriments essentiels, ces risques pourraient rapidement disparaître. Thomas Sanders, du King’s College London, note en effet qu’il est important de se rappeler que les régimes végétariens ne sont bons pour la santé que s’ils sont bien équilibrés.

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