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Un rapport propose à la NASA des solutions pour intensifier les recherches d’une vie extraterrestre

Crédits : Wikimedia Commons / ESO/M. Kornmesse

Un nouveau rapport signé de la National Academies of Sciences propose à la NASA différentes stratégies visant à une meilleure compréhension des systèmes planétaires. Il aspire aussi à une évaluation plus fine des conditions nécessaires au développement d’une vie extraterrestre.

Depuis quelques années, les moyens mis en œuvre par les différentes agences gouvernementales permettent la détection  – quasi quotidienne – de mondes extrasolaires, qui se comptent aujourd’hui par milliers. Si les instruments actuels permettent effectivement la détection de ces objets par voie indirecte, ces derniers ne sont pas assez sensibles pour une étude plus approfondie et plus précise de ces nouvelles planètes. Impossible aujourd’hui, par exemple, de déterminer si tel ou tel monde est susceptible d’abriter la vie.

« Au cours de la dernière décennie, la science des exoplanètes a donné lieu à de nombreuses découvertes remarquables, depuis l’imagerie directe de jeunes exoplanètes géantes gazeuses jusqu’à la détection de molécules et de nuages ​​dans l’atmosphère de plus de cent mondes », écrivent les auteurs dans le nouveau rapport. « Cependant, notre connaissance de l’ensemble des caractéristiques des exoplanètes et de leur environnement local reste essentiellement incomplète ».

Ce nouveau rapport tend à vouloir donner un petit coup de pouce à la NASA, en définissant différentes stratégies à mettre en œuvre, dans le but d’affiner les recherches et les moyens nécessaires aux recherches. Le rapport propose deux objectifs : d’une part « d’acquérir une meilleure compréhension de la façon dont les systèmes planétaires se forment et évoluent », et d’autre part de pouvoir « faire des prédictions éclairées sur l’habitabilité et effectuer des recherches significatives sur la vie extraterrestre dans les systèmes d’étoiles lointaines ».

Si tout le monde semble s’accorder sur les objectifs, encore faut-il avoir les moyens – tant techniques que financiers – de les mener à bien. Sur le plan technique, la NASA pourra bientôt s’appuyer sur une toute nouvelle génération d’instruments, plus puissants et plus sensibles. L’imageur de systèmes planétaires (PSI) du télescope Thirty Meter (TMT), prévu pour être construit à Hawaii, ou encore l’instrument GMagAO-X, installé sur le télescope géant de Magellan (GMT), actuellement en construction à l’Observatoire Las Campanas, pourraient nous permettre d’imager directement les exoplanètes.

Le James Webb Telescope, successeur de Hubble, sera également en mesure d’étudier des planètes en transit autour d’étoiles proches. Le but est de pouvoir caractériser les éventuelles atmosphères en analysant les spectres de lumières renvoyés par ces objets.

Par ailleurs, deux nouveaux instruments feront partie du prochain sondage décennal de la NASA. HabEx, le premier, se présentera comme un vaisseau spatial capable de photographier directement les planètes en orbite autour d’autres étoiles. LUVOIR, de son côté, sera également capable d’une observation directe des exoplanètes et de rechercher des biosignatures.

Aussi excitants que soient tous ces projets, une autre question se pose : celle, bien sûr, de l’argent. Les auteurs du nouveau rapport proposent ainsi à la National Science Foundation – une agence indépendante du gouvernement des États-Unis – d’investir massivement dans ces différents projets.

Les instruments, qu’ils soient en cours de construction ou encore sur papier, ne sont pas un problème. Les esprits les plus brillants de la planète pensent et imaginent en effet des moyens techniques susceptibles de révolutionner notre approche de l’Univers. Le nerf de la guerre sera encore et toujours l’argent. Si les projets actuellement en cours obtiennent des financements suffisants, il ne fait aucun doute que notre vision du monde changera dans les 10 prochaines années.

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