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Un rapport alarmant de l’ONU indique que nos ressources en eau potable sont mises en péril par l’agriculture intensive

Crédits : iStock

Un récent rapport de l’ONU estime que les ressources mondiales en eau potable sont mises en danger par les pratiques polluantes liées à l’agriculture et l’élevage. Il faudrait faire évoluer ces pratiques et les orienter vers le développement durable.

Le 21 juin 2018, un communiqué officiel de la l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a tenté de tirer la sonnette d’alarme en présentant un nouveau rapport baptisé More people, more food, worse water ?.

Dans ce document, la FAO rappelle que de nombreuses pratiques actuelles liées à l’agriculture et à l’élevage sont encore peu respectueuses de l’environnement et des écosystèmes. Le fait est que les ressources en eau potable de notre planète sont de plus en plus polluées, et que cette situation s’aggrave au fil du temps.

Le rapport a été édité à l’occasion d’une conférence de la FAO qui s’est tenue du 19 au 22 juin au Tadjikistan. L’accent a été mis sur la pollution des eaux par les nitrates, ces intrants agricoles qui représentent de véritables contaminants chimiques présents notamment dans les nappes phréatiques ou nappes souterraines aquifères.

« L’agriculture est le secteur produisant le plus d’eaux usées, en termes de volumes, et le bétail génère beaucoup plus d’excréments que les êtres humains. Alors que l’utilisation des terres s’est intensifiée, on constate que les pays utilisent de plus en plus de pesticides synthétiques, d’engrais et d’autres intrants », peut-on lire dans le rapport qui vise à faire cesser ces comportements irresponsables.

Le rapport préconise le contrôle de la vente de produits dangereux aux fermes, de réduire le gaspillage alimentaire du côté des consommateurs, et également de corriger le comportement de certains agriculteurs. Le but est clairement de retrouver le moins possible de pesticides sur les cultures et d’antibiotiques et additifs alimentaires dans la viande animale, et donc dans l’eau.

Mettre en place une lutte antiparasitaire plus naturelle (par exemple avec des plantes répulsives) et aménager des zones tampons autour des fermes et des cultures font partie des mesures à prendre selon la FAO pour éviter la contamination de l’eau potable. Cependant, il faut inciter les acteurs de ce secteur, et le principe du pollueur-payeur ne semble pas être la bonne solution. Selon le rapport, il faudrait inciter financièrement – notamment au niveau fiscal – ces mêmes acteurs à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

Sources : MediaTerreConsoGlobe