in

Un nouvel ancêtre des mammifères découvert en Chine

Crédits : Nature (2018). DOI: 10.1038/s41586-018-0210-3

Une équipe de chercheurs chinois et américains annonce avoir identifié en Chine un nouvel ancêtre des mammifères. La nouvelle espèce vient d’être nommée Ambolestes zhoui. Semblable aux opossums actuels, l’animal était un contemporain de certaines espèces de dinosaures.

Vieux d’environ 126 millions d’années (période Mésozoïque), le squelette quasi complet a été déterré dans le comté de Yixian, dans la région autonome de Mongolie-Intérieure (nord de la Chine), l’une des régions les plus riches en fossiles du monde. L’équipe rapporte par ailleurs que l’animal présente deux caractéristiques physiques qui ne sont pas trouvées chez les mammifères modernes : un appareil ectotympanique et hyoïde. Le premier est un anneau osseux utilisé pour maintenir le tympan en place, et le second est un os en forme de U qui soutient la langue.

Les chercheurs, emmenés par Shundong Bi, professeur au laboratoire de paléobiologie de l’Université du Yunnan, notent également que l’animal vivait à l’époque où les mammifères n’avaient pas encore été divisés en « placentaires » ou « marsupiaux ». Ambolestes zhoui n’était pas encore un animal complètement marsupial. « Notre conclusion est que l’Asie pourrait ne pas être le lieu d’origine des marsupiaux », note Shundong Bi. Les plus anciens marsupiaux connus datent ainsi, encore aujourd’hui, de 110 millions d’années et sont originaires de l’ouest de l’Amérique du Nord.

Rappelons que les dinosaures et les mammifères sont apparus en même temps, il y a 220 millions d’années. Ils ont cohabité jusqu’à l’extinction des dinosaures, il y a environ 66 millions d’années. De la taille d’une musaraigne ou au mieux d’un blaireau, les mammifères étaient le plus souvent nocturnes avant l’extinction des dinosaures. Ce n’est qu’après la disparition de ces derniers que nos ancêtres ont pu « sortir de leur tanière » la nuit, entamant ainsi une ère nouvelle.

Vous retrouverez tous les détails de cette étude dans la revue Nature.

Source