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Un laboratoire français prépare un vaccin contre la maladie de Lyme pour 2025

Crédits : CDC / Wikipedia

Alors que le monde attend avec impatience un premier vaccin contre le SARS-CoV-2, d’autres équipes continuent à travailler à la prévention d’autres maladies. Situé à Nantes, le laboratoire Valneva a récemment annoncé avoir bien avancé sur un vaccin contre la maladie de Lyme.

Les cas de maladie de Lyme sont en hausse chaque année

Selon une publication du Ministère des Solidarités et de la Santé, la maladie de Lyme (ou borréliose de Lyme) est transmise lors d’une piqûre de tique infectée par une bactérie de la famille des Spirochaetales. Toutefois, il faut savoir que toutes les tiques ne sont pas infectées et que l’infection est souvent sans symptôme. En revanche, elle peut provoquer une maladie parfois invalidante. Il est entre autres question de douleurs articulaires durables, d’une paralysie partielle des membres et parfois même d’atteintes cardiaques.

Or, la maladie de Lyme se propage de manière importante chaque année. En décembre 2019, nous évoquions le fait que la hausse des cas était en lien avec des hivers de plus en plus doux. Selon les sources, la maladie touche chaque année environ 250 000 personnes en Europe et 300 000 aux États-Unis.

bactérie Lyme
Borrelia burgdorferi, l’un des trois variants connus de la bactérie parasite causant la maladie de Lyme
Crédits : CDC / Wikipedia

Actuellement en phase 2

Ainsi, la nécessité de mettre au point un vaccin se fait de plus en plus pressante. Or, comme l’explique France 3 régions dans un reportage publié le 29 juillet 2020 (voir en fin d’article), le laboratoire Valneva dit être en bonne voie. Basé à Nantes, cet établissement travaille depuis déjà une décennie sur l’élaboration d’un tel vaccin. L’avancée des recherches permet aujourd’hui de prévoir une commercialisation dès 2025.

Selon les responsables, les tests concernent aujourd’hui les humains puisque “tout a été prouvé chez l’animal”. Les tests sont donc passés à la phase 2 et concernent 800 personnes. L’objectif actuel est d’atteindre la phase 3 qui permettra de tester le vaccin sur une population bien plus large, à savoir 16 000 personnes. Par ailleurs, la phase 2 est menée à la fois en Europe et aux États-Unis. En effet, les bactéries ne sont pas identiques sur les deux continents. On parle d’une régionalité de la bactérie.

Enfin, les directeurs du projet rappellent qu’en attendant l’arrivée d’un vaccin, la population doit veiller à adopter des mesures préventives. Le but est évidemment d’éviter les tiques lors de promenades. Il convient alors de porter une casquette, utiliser un répulsif à tiques et procéder à un contrôle visuel après la sortie. Il s’agit surtout de contrôler certaines parties du corps que les tiques préfèrent comme les aisselles, la tête, les oreilles ainsi que les plis des genoux.