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Un hôpital français tente de comprendre le « Covid long »

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Crédits : NIH Image Gallery / Flickr

Actuellement, le centre hospitalier de Tourcoing coordonne une étude sur le « Covid long ». Il s’agit de tenter d’identifier les causes de la persistance de symptômes du coronavirus chez certains patients sur la durée. Que faut-il savoir de cette étude ?

Un millier de patients dans vingt hôpitaux

Fin septembre 2020, nous évoquions une étude menée par l’hôpital St James de Dublin (Irlande). Ces recherches ont montré que plus de la moitié des patients et du personnel de cet établissement ont souffert de fatigue persistante après leur guérison. Les médecins avaient alors rappelé que les conséquences à moyen et long terme du « Covid long » restaient encore très peu connues.

Or, comme l’explique L’Express dans un article du 4 décembre 2020, le centre hospitalier de Tourcoing coordonne une étude sur le sujet. Baptisée Cocolate, celle-ci se met progressivement en place en accueillant ses premiers patients. L’objectif est d’identifier les causes de la persistance de symptômes chez certains malades, parfois plusieurs mois après la maladie.

Le Dr Olivier Robineau, du service des maladies infectieuses du CH Dron a indiqué que ces recherches allaient s’étendre progressivement à une vingtaine d’hôpitaux pour permettre le suivi d’un millier de patients. Concernant les volontaires, il s’agit d’individus n’ayant pas contracté une forme très sévère du coronavirus et n’ayant pas fait l’objet d’une prise en charge en réanimation.

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Crédits : 422737 / Pixabay

À la recherche de symptômes spécifiques

Les symptômes persistants sont plutôt nombreux : sensation de ralentissement psychique, fatigue, essoufflement ou encore troubles de concentration. D’autres patients souffrent également des douleurs articulaires ou thoraciques et de maux de tête. L’objectif de l’étude Cocolate n’est autre que de définir les symptômes qu’il serait vraiment possible d’associer au Covid long. En effet, les symptômes évoqués ici ne sont pas très spécifiques et il n’y a pas encore de définition médicale en l’absence de données épidémiologiques fiables.

Il faut savoir que les hypothèses concernant le Covid long débordent aussi sur le champ psychologique. Il peut être en effet question de stress en raison de l’épidémie, mais il pourrait également s’agir de manière générale de la persistance d’une réaction inflammatoire ou du virus lui-même. Le Dr Olivier Robineau évoque également que « pour l’instant, on a l’impression que les gens qui consultent sont plutôt des femmes, mais on n’en a pas encore la certitude« . Rappelons toutefois que l’étude irlandaise avait également évoqué ce décalage entre les femmes et les hommes.

« Tout ce qu’on souhaite, c’est pouvoir dire que le Covid, dans 90% des cas, s’arrête en moins de 3 semaines-un mois et que chez certaines personnes, il va durer six mois ou un an, mais qu’après, les personnes iront bien« , a conclu le spécialiste.