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Un ancien monstre digne de celui du Loch Ness découvert en Antarctique

Crédits : Wikipédia

Une équipe de paléontologues annonce la découverte d’un nouveau spécimen de plésiosaure en Antarctique. Un animal qui partagerait des traits similaires avec le célèbre et mythique monstre du Loch Ness.

Un ancien poids lourd

Les élasmosaures constituent un genre de la famille des plésiosaures, d’anciens reptiles aquatiques qui évoluaient avec les dinosaures. Une équipe de paléontologues confirme aujourd’hui la découverte d’un nouveau membre de cette famille. Un véritable poids lourd de 15 tonnes, pour environ 12 mètres de long de la tête à la queue. C’est à ce jour l’élasmosaure le plus massif jamais identifié. C’est également l’un des fossiles de reptiles antiques les plus complets jamais découverts en Antarctique. Les détails de l’étude seront publiés dans le numéro d’octobre de la revue Cretaceous Research.

L’animal n’est pas vraiment nouveau pour la science. Il fut dans un premier temps découvert en 1989, sur l’île Seymour en Antarctique. Mais le spécimen était si massif, et la roche dans lequel il reposait était si dure qu’il aura fallu trois expéditions (2005, 2012 et 2017) pour extraire tous les ossements. L’île n’est pas très grande, difficile d’accès, et la météo est rarement clémente. Près d’une tonne de fossiles a finalement pu être récupérée, permettant ainsi de se faire une idée assez précise de cet ancien monstre des mers.

loch ness
L’équipe de paléontologues à la recherche des ossements de l’animal ressemblant à Nessie sur l’île Seymour, en Antarctique. Crédits : JPO’Gorman-IAA

30 000 ans avant l’impact

On apprend notamment, grâce à la fusion de ses vertèbres, qu’il s’agissait d’un spécimen adulte. Autrement dit, qui avait achevé sa croissance. Ses ossements ont par ailleurs été retrouvés dans la formation de López de Bertodano, à environ 2,3 mètres sous la limite K/Pg, la ligne géologique qui marque l’extinction du Crétacé-Paléogène il y a 66 millions d’années. Au regard de ces résultats, les chercheurs soupçonnent l’animal d’avoir vécu environ 30 000 ans avant l’impact qui anéantira les dinosaures non-aviens.

Ce spécimen – comme tous les plésiosaures – se nourrissait également probablement de crustacés, de poissons et de méduses, peut-on lire. Même si, notons-le, la non-analyse du contenu de son estomac ne permet pas de déterminer son régime alimentaire avec précision. Mais le simple fait que de tels spécimens (aussi gros) aient pu continuer d’exister à un stade aussi tardif du Crétacé suggère que les océans étaient finalement en très bonne santé peu de temps avant la célèbre extinction de masse.

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