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Un ancêtre de nos actuels fast-food découvert à Pompéi !

Crédits : site officiel du Parc archéologique de Pompéi

À Pompéi, des archéologues ont récemment exhumé un thermopolium, c’est à dire un établissement de restauration rapide durant l’Antiquité. Il s’agit donc d’un des ancêtres de nos fast-food contemporains. Par ailleurs, la structure a révélé des fresques quasiment intactes.

Dans un état de conservation exceptionnel

Selon une publication sur le site officiel du Parc archéologique de Pompéi du 23 décembre 2020, des archéologues ont découvert une structure sur laquelle se trouve une fresque représentant un chien, un coq et deux canards colvert. Ces images représentent ce qu’il y avait au menu d’un thermopolium, un établissement de restauration rapide équivalent de nos fast-foods ou snack-bars d’aujourd’hui. Néanmoins, la présence du chien semble être en lien avec un cave canem, c’est à dire un avertissement de type “attention au chien”. Ce thermopolium se trouvait dans une rue passante de Pompéi avant que la ville ne sombre suite à l’éruption du Vésuve en l’an 79.

Selon les chercheurs, l’exhumation a révélé un comptoir dans un état de conservation exceptionnel. Quant à la fresque, celle-ci est quasiment intacte. Par ailleurs, les experts ont retrouvé des traces d’aliments datant de 2 000 ans, dans des amphores en terre cuite. Habituellement, ces amphores servaient à recueillir les boissons chaudes et autres aliments proposés à la vente. Par ailleurs, les archéologues ont identifié différentes sortes de viandes, poissons et mollusques, ce qui témoigne d’une grande variété concernant les plats.

thermopolium fast-food antiquité
Crédits : site officiel du Parc archéologique de Pompéi
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Crédits : site officiel du Parc archéologique de Pompéi

Quelques ossements découverts

S’il existe environ 90 thermopoliums à Pompéi, les possibilités qu’offrent le dernier en date sont exceptionnelles pour les archéologues. Pour la première fois, ils ont fouillé entièrement une zone de ce type et ont pu réaliser toutes les analyses que le niveau technologique actuel permet. Les archéologues ont également déterré des ossements humains, possiblement dispersés par des fouilles illégales datant du XVIIe siècle. Certains de ces ossements appartiendraient à un homme dont les chercheurs pensent qu’il se trouvait dans son lit au moment où le Vésuve se réveilla. Les scientifiques ont également retrouvé le squelette complet d’un petit chien.

Lorsque le volcan a enseveli la ville, cette dernière comptait moins de 15 000 personnes. Aujourd’hui, les deux tiers de la ville sont concernées par des fouilles archéologiques. Les travaux ont débuté en 1748, soit un peu moins de deux siècles suivant la découverte des premiers vestiges. En 2018, des carabiniers italiens sont tombés sur les restes d’un ancien cheval d’écurie au milieu du site, un animal enterré sous les cendres du volcan. La même année, d’autres chercheurs ont découvert un message écrit sur un mur de la ville. Celui-ci contredit la date de l’éruption du Vésuve, ayant eu lieu après le 17 octobre de l’an 79, et non le 24 août comme les chercheurs le pensaient.