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Trump a promis qu’il ne construira pas de gratte-ciel au Groenland

Crédits : Pixabay

Le président des États-Unis a récemment fait part de son envie d’acheter le Groenland, appartenant au Danemark mais ayant un statut autonome. Avec l’humour qui est le sien, l’intéressé a déclaré qu’il n’érigerait pas de gratte-ciel. De toute manière, cela ne se produira pas car le Danemark a refusé sa proposition !

Une blague de mauvais goût

Le 19 août 2019, le président Donald Trump s’est flanqué d’un tweet blagueur contenant un montage. Celui-ci montre une immense tour de verre – qui n’est autre que son hôtel de Las Vegas – plantée au milieu d’un village groenlandais. Le montage en question était accompagné d’un message : « Je promets de ne pas faire ça au Groenland !».

Quelques jours auparavant, le chef d’État avait évoqué son intention d’acheter ce territoire. Depuis 2009, le Groenland a acquis un statut autonome mais est toujours sous la souveraineté du Danemark. Rappelons que ce territoire d’une superficie de plus de 2 millions de km² est le moins densément peuplé au monde avec 0,03 hab/km2.

Crédits : Donald Trump sur Twitter

Pourquoi un tel intérêt ?

Tout d’abord, il faut savoir que le Groenland est riche en ressources naturelles et encore assez peu exploité. Les importants gisements de pétrole, d’hydrocarbures, d’or et de terres rares intéressent donc forcément Donald Trump. Par ailleurs, les réserves d’eau douce de ce territoire représentent 10 % du total mondial. De plus, alors que 20 % de sa superficie est libre de glace, le réchauffement climatique pourrait en rendre accessible une plus grande partie.

Le Groenland a également un intérêt géostratégique. En effet, les États-Unis considèrent qu’il s’agit de leur première défense à l’est. Une base militaire américaine s’y trouve d’ailleurs, à Thulé. De plus, le réchauffement climatique aidant, l’Arctique est devenu plus accessible. Alors que la Russie et la Chine ont investi les lieux, les États-Unis souhaitent combler leur retard.

Ruptures diplomatiques à l’horizon

Le fait est que le Groenland n’est pas à vendre, et cette position est la même du côté des responsables locaux et des autorités danoises. Les locaux ont conscience du potentiel de leur territoire et sont prêts à faire des affaires, mais en revanche, toute vente est totalement exclue. Du côté danois, la Première ministre Mette Frederiksen a estimé qu’il n’y avait aucun intérêt à parler de la vente du Groenland.

Ne supportant pas ce refus, Donald Trump a vivement critiqué la Première ministre et s’est notamment attiré les foudres du New York Times. Dans un article du 21 août 2019, le média évoque une rupture diplomatique avec le Danemark, pourtant allié de longue date des États-Unis. Rappelons le fait que les États-Unis avaient déjà essuyé un refus similaire. En 1946, le Danemark a reçu une offre de 100 millions de dollars et des terres en Alaska en échange du Groenland.

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