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Vous êtes alcooliques ? Les champignons hallucinogènes pourraient vous aider !

Crédits : Meditations / Pixabay

Une analyse canadienne stipule qu’il est possible de traiter la dépendance à l’alcool grâce à diverses drogues telles que le LSD, la MDMA et les champignons hallucinogènes. Traiter le mal par le mal, est-ce une bonne idée?

Comprendre comment traiter la dépendance à l’alcool, mais également aider à la psychothérapie des malades mentaux grâce à diverses drogues, telle est le but de l’étude publiée dans le Canadian Medical Association Journal du 8 septembre 2015. Les chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique pensent qu’une préconisation de psychotropes bien encadrée aurait un potentiel thérapeutique très significatif.

Un accompagnement

Bien sûr, il s’agit d’administrer des psychotropes en accompagnement d’un traitement classique par exemple les troubles de stress post-traumatiques, la dépression, la toxicomanie elle-même, ainsi que l’alcoolisme aigu. Les chercheurs se sont appuyés sur une compilation d’études scientifiques menées sur des personnes aux États-Unis, mais également au Canada et en Europe, qui auraient déjà démontré le caractère thérapeutique de certaines drogues.

Les effets positifs de ce genre de traitement

Les chercheurs canadiens ont observé que la majorité des effets secondaires engendrés par la consommation de drogues hallucinogènes de manière récréative ont pour cause un usage excessif et incontrôlé. Mais il semble que ces psychotropes agissent de manière bénéfique sur des personnes en proie à des troubles mentaux, dans un cadre précis. Par exemple, une étude datant de 2013 stipule qu’une prise encadrée de LSD peut aider à réduire l’anxiété dans des cas de dépression, et peut même soulager des malades en phase terminale.

Une seconde étude citée en exemple, traite des champignons hallucinogènes. La molécule active de cette drogue, la diméthyltryptamine, avait été administrée en complément d’une thérapie traitant l’addiction à l’alcool et aurait permis aux patients de réduire de manière significative leur consommation. Enfin, une troisième étude a démontré que les symptômes du stress post-traumatique ont pu être réduits par la prise d’ecstasy, dans des cas où les patients ne pouvaient pas être soignés par des traitements classiques, inefficaces dans leur cas.

« Les recherches médicales doivent continuer, car les expériences scientifiques sur ces drogues hallucinogènes pourraient offrir les nouvelles façons de traiter la maladie mentale et la dépendance chez les patients qui ne bénéficient pas des traitements courants » indique le Dr Evan Wood, un des meneurs de l’analyse.

Les chercheurs indiquent que les résultats de l’analyse sont encore partiels et que des recherches plus approfondies sont nécessaires.

Sources : MetronewsTop Santé