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Trop d’additifs, de sucres et d’arômes, une étude fustige le poisson pané !

Crédits : Wikipedia

Étiquetage incomplet, trop d’additifs, de sucres et d’arômes et parfois même pas assez de poisson. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les constats faits lors d’une récente enquête menée par une association de consommateurs concernant le poisson pané peuvent indigner !

Plus d’une quarantaine de produits testés

Consommation Logement Cadre de vie (CLCV) est l’une des 18 associations de consommateurs reconnues comme représentatives par les pouvoirs publics de notre pays. Le 15 mars 2019, cette association a publié sa dernière enquête concernant le poisson pané. Celle-ci s’est posé la question suivante : « La qualité est-elle au rendez-vous ? »

Pas moins de 42 produits panés contenant du poisson ont donc été testés. Ce panel était constitué de produits de différentes marques – dont celles de distributeurs. Par ailleurs, ceux-ci ont été choisis aussi bien au rayon surgelé qu’au rayon frais.

« Par l’analyse de leur emballage, de leur composition et des signes de qualité, nous avons souhaité faire un état des lieux des poissons panés proposés dans les rayons de supermarchés », peut-on lire dans l’introduction du rapport.

Un constat plutôt amer

La CLCV dit avoir constaté « des différences de quantité de poisson entre les produits, une qualité nutritionnelle inégale ainsi que la présence de trop nombreux additifs et arômes ». Il faut savoir qu’un peu plus de la moitié des produits testés contiendraient des additifs de type amidon modifié, mais également des conservateurs, des antioxydants ainsi que des régulateurs d’acidité. Ainsi, la moyenne du nombre de ces additifs présents dans les produits testés est de 3,7 !

La question des sucres ajoutés (sucre, dextrose et maltodextrine) est évoquée pour 38 % des produits testés dans l’enquête. Quant aux arômes, ceux-ci concernent 21 % des articles. Les préoccupations portent également sur l’étiquetage, puisque 90 % des emballages n’indiquent pas la méthode de pêche, et les deux tiers n’informent même pas sur l’origine du poisson. Or il y a quelques semaines, nous évoquions la sonnette d’alarme tirée par le récent rapport de l’IFREMER concernant les ressources halieutiques françaises. De plus, dans 10 % des cas, impossible de savoir quelle est l’espèce de poisson présente dans l’assiette !

Crédits : CLCV

Enfin, les variations du pourcentage de poisson contenu dans les produits paraissent aberrantes, allant de 35 % à 80 %, pour une moyenne de 63,2 %. Toutefois, il y aurait à ce niveau une légère amélioration puisqu’une étude menée en 2016 – déjà par la CLCV – faisait état d’un taux moyen de 56,6 %. En revanche, l’étude met en avant le fait que les produits spécialement destinés aux enfants contiennent en général moins de poisson que les autres.

Sources : Le TélégrammeDh.be

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