in

Tromper l’Autopilot de Tesla serait d’une facilité déconcertante

Crédits : Flickr / Marc van der Chijs

Après un énième accident impliquant une voiture Tesla, une association de consommateurs a mené une petite expérience. Selon les résultats, l’Autopilot peut être trompé au moyen d’un stratagème qui n’a rien de très compliqué. L’association a qualifié d’effrayante cette facilité à contourner ainsi la sécurité.

L’Autopilot remis en cause après un accident

Comme le relatait un article du New York Times publié le 18 avril 2021, une Tesla Model S a été impliquée dans un terrible accident au Texas (États-Unis). Le véhicule a percuté un arbre avant de prendre feu, tuant ses deux passagers à savoir deux hommes de 59 et 69 ans. Selon la police locale, personne ne conduisait au moment de l’impact. L’un des deux hommes se trouvait sur le siège passager et l’autre sur la banquette arrière.

Toujours selon la police, les femmes des deux victimes les avaient entendus parler de l’Autopilot avant leur escapade. Très vite, Elon Musk a réagi sur Twitter. Il a alors affirmé que l’Autopilot n’était pas actif, la voiture n’ayant pas acheté l’option. Il remet ainsi en cause la version de la police et s’attaque au Wall Street Journal (WSJ), un des nombreux médias ayant relayé l’information.

Un test impliquant une simple chaîne accrochée au volant

Elon Musk a également salué l’intervention d’un autre internaute, affirmant que l’Autopilot ne peut pas fonctionner si les deux mains du conducteur ne sont pas posées sur le volant. Toutefois, l’association de consommateurs Consumer Reports a publié un article et une vidéo le 22 avril, relatant une expérience menée sur l’Autopilot prouvant que ce système est très facile à berner.

chaine lestée volant Tesla
Crédits : capture vidéo / Consumer Reports

Un membre de Consumer Reports a procédé au test sur un circuit fermé. Il a commencé par activer l’Autopilot et régler la vitesse à 0 km/h. Ensuite, il a changé de siège et a augmenté la vitesse de l’automobile à l’aide d’une simple molette située sur le volant. Le véhicule a donc redémarré sans conducteur. Berner le système aura simplement nécessité l’utilisation d’une chaîne légèrement lestée accrochée au volant. Cela permet en effet de simuler le poids des mains. Le testeur a également bouclé la ceinture du siège conducteur et veillé à ne pas ouvrir la portière.

Au vu de cette expérience, il est donc possible d’imaginer un conducteur se trouvant sur un autre siège et laissant rouler son auto seule en maintenant une légère pression sur le volant. Qualifiée “d’effrayante”, cette facilité à contourner la sécurité montre que les garde-fous des voitures Tesla sont insuffisants. Rappelons également que cette société a sorti une version bêta de son système Fully Self drinving il y a quelques semaines. Or, cette version impliquant une conduite entièrement automatisée serait un véritable danger en ville !