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Trois braconniers qui traquaient des rhinocéros ont été dévorés par des lions en Afrique du Sud

Crédits : Flickr/Eric Kilby

Trois braconniers qui traquaient des rhinocéros menacés dans une réserve animalière privée en Afrique du Sud ont été attaqués et dévorés par un groupe de lions. Leurs cadavres, du moins ce qu’il en restait, ont été retrouvés le lundi 2 juillet 2018 au matin.

Difficile d’évaluer le nombre de victimes, mais Nick Fox, propriétaire de la réserve, estime qu’ils étaient trois. Ils se sont “retrouvés au milieu d’un groupe de lions, un grand groupe apparemment, donc ils n’ont pas eu beaucoup de temps pour réagir. Les restes ont été dispersés sur une très large zone, ce qui rend difficile de reconstituer la scène et d’obtenir toutes les preuves“. Mais si le décompte exact des victimes reste incertain, d’autres indices laissés sur le site du massacre ne laissent aucun doute sur les intentions illicites du groupe.

Ils étaient armés entre autres d’un fusil de grande puissance avec un silencieux, d’une hache, de pinces coupantes et de provisions alimentaires pour plusieurs jours“, a-t-il expliqué. “Toutes les caractéristiques d’un gang qui veut tuer les rhinocéros et enlever leurs cornes“. Rappelons que des milliers de rhinocéros sont abattus chaque année en Afrique pour leur corne très prisée par la médecine traditionnelle chinoise. Il ne reste que 5 000 spécimens de rhinocéros noirs sur le continent, dont à peine 2000 en Afrique du Sud. Le pays abrite également 80% de la population mondiale de rhinocéros blancs, soit environ 20 000 spécimens.

Bien que nous soyons attristés par toute mort, les braconniers sont venus ici pour tuer nos animaux et cela envoie un message très clair aux autres braconniers que vous ne serez pas toujours le gagnant”, poursuit Nick Fox. “Les commentaires sur notre page Facebook parlent tous de karma et d’avertissements“. Un laboratoire de balistique effectuera par ailleurs des tests sur l’arme récupérée afin de déterminer si elle a été liée à d’autres activités de braconnage illégal.

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