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TRAPPIST-1 : combien de temps faudrait-il pour s’y rendre ?

Crédits : iStock

Il y a quelques jours, la NASA communiquait la fameuse découverte de sept planètes rocheuses en gravitation autour de la petite étoile TRAPPIST-1 située à 39 années-lumière de notre planète. Même si ces planètes pourraient abriter de la vie, il faut avoir conscience du temps nécessaire pour se rendre à proximité de ce système.

Le 22 février 2017, la NASA dévoilait une découverte potentiellement importante pour l’humanité : celle du système TRAPPIST-1 composé de l’étoile éponyme ainsi que d’au moins sept planètes rocheuses de taille équivalente à la nôtre dans une configuration telle que celle visible ci-dessous.

L’étoile TRAPPIST-1 est beaucoup plus froide et plus petite que notre soleil, ce qui fait que la zone habitable en est très proche. Ainsi, trois des planètes découvertes se situaient dans une zone comparable à celle où se trouve la Terre par rapport au soleil, offrant des conditions de température idéales. La question se pose alors : y a-t-il de la vie sur ces planètes ? Depuis des décennies, le fantasme de la vie extraterrestre nourrit de nombreux esprits, mais il s’avère que cette découverte apporte beaucoup de questions restant sans réponse dans l’attente de nouveaux résultats.

Il y a cependant une question pour laquelle nous avons une réponse très concrète : le temps requis pour se rendre près du système TRAPPIST-1 qui se trouve sein de la constellation du Verseau. À l’échelle de la galaxie, ce système est voisin du nôtre puisque celui-ci est situé à 39 années-lumière, soit 370 000 milliards de kilomètres. Lorsque l’on considère que le diamètre de la Voie lactée est de 100 000 années-lumière, un rapide calcul permet de comprendre cette proximité.

Cependant, 39 années-lumière est une distance incroyable à notre échelle. Il serait possible de rejoindre TRAPPIST-1 en 39 ans en se déplaçant à la vitesse de la lumière, mais ceci sera ne sera jamais une possibilité et une notion totalement contraire aux lois de la physique.

À titre d’information, une des sondes les plus rapides fabriquées par l’être humain est New Horizons ayant quitté la Terre en 2006 puis survolé Pluton en 2014. Cette sonde voit sa vitesse de croisière atteindre 51 000 km/h ce qui n’est pas rien. Néanmoins, le temps qu’il lui faudrait pour arriver à destination est tout simplement décourageant : 317 000 ans dans le cas où l’on voudrait l’envoyer une en direction de TRAPPIST-1 ! D’autres candidats au moins aussi performants que New Horizons mettraient à peine moins de temps pour joindre le système convoité (Juno, Voyager 1).

Les sept exoplanètes de TRAPPIST-1 resteront encore très longtemps un fantasme de l’humanité ! Il y a tout de même une lueur d’espoir, mais tout est relatif. L’an dernier, le milliardaire Yuri Milner dévoilait un projet auquel participe le célèbre Stephen Hawking : Breakthrough Starshot. Il s’agit d’envoyer dans l’espace des microsondes destinées à explorer l’exoplanète Proxima b située dans la constellation du Centaure à « seulement » 4,2 années-lumière de la Terre, soit 42 000 milliards de kilomètres.

Les microsondes en question seraient dotées de fines voiles ayant la capacité d’être accélérées par de puissants tirs de lasers à 20 % de la vitesse de la lumière, soit 216 millions de km/h ou encore 4000 fois la vitesse de la sonde New Horizons. Cette vitesse (encore très hypothétique) permettrait d’atteindre Proxima b en 20 ans seulement. On évalue la durée d’une telle mission à deux siècles environ, ce qui est un plus abordable à l’échelle humaine, mais encore assez long.

Quoi qu’il en soit, aucun d’entre nous ne verra la surface de ces exoplanètes de son vivant ! La NASA a néanmoins réussi son coup de communication avec son édition d’affiches de tourisme spatial.

Sources : The TelegraphFutura SciencesJet propulsion Laboratory