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Cette société veut transformer les mégots de cigarettes en filaments d’impression 3D

Crédits : Dominik_Alexander_1977 / Pixabay

Une société espagnole est à l’origine d’un projet dont l’objectif est de réduire l’impact des mégots de cigarettes sur l’environnement. Cette méthode se baserait sur un processus de recyclage qui permettrait entre autres de transformer les mégots de cigarettes en filament d’impression 3D.

Recycler, transformer et remettre sur le marché les mégots

Les mégots de cigarettes sont les déchets les plus communs sur notre planète. Toxiques et non biodégradables, ils sont jetés par dizaines de milliers chaque seconde dans le monde. Une infographie de 2019 illustre d’ailleurs très bien le phénomène et retrace le long parcours d’un mégot de cigarette dans la nature.

Depuis quelques années, de nombreuses initiatives voient le jour pour contrer les effets des mégots de cigarettes sur l’environnement, dont celle de la société espagnole 3DKala. Son objectif est de mettre au point un système de recyclage permettant de transformer les mégots de cigarettes en filament d’impression 3D ou en isolant à utiliser dans le domaine de la construction. 3DKala veut donc récupérer des mégots de cigarettes avant de retirer leurs éléments polluants. Plusieurs étapes restent toutefois à définir afin de réintroduire ces matériaux sur différents marchés, à savoir l’impression 3D, la construction ainsi que l’agriculture.

cigarette mégot plage
Crédits : Pixabay / Sulox32

Une seconde vie bienvenue pour ces déchets

La récupération des mégots se fera à l’aide de cendriers spécifiques. Ensuite, ces déchets seront lavés sans eau afin de ne générer aucun déchet supplémentaire. Cette technique permettra surtout de profiter des principaux composants de la cigarette à savoir le tabac, les cendres, le papier ainsi que le filtre d’acétate de cellulose. Selon 3DKala, le tabac et des cendres seront transformés en engrais à destination de l’agriculture. Le filtre et le papier composeront un matériau à utiliser dans la construction, l’industrie textile ou encore l’impression 3D sous forme de filaments. Pour la société, ce projet permet de donner une seconde vie durable à des déchets habituellement très préoccupants.

Par exemple, l’acétate de cellulose composant les filtres est un genre de plastique qui a beaucoup de mal à se décomposer dans la nature. En 2019, des chercheurs britanniques ont même appelé à interdire ce type de filtre malheureusement présent depuis les années 1950. De plus, leur efficacité serait toute relative pour les fumeurs. Les filtres en acétate de cellulose retiennent en effet certaines grosses particules de goudron, mais ne peuvent rien contre les particules les plus fines.