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Les traces d’un fleuve long de 520 kilomètres découvert sous les sables du Sahara

Crédits : Unsplash/Pixabay

Grâce à l’imagerie satellitaire, des chercheurs ont pu confirmer la présence d’un important paléo-fleuve long de 520 kilomètres sous les sables du Sahara.

Ce fleuve aurait été réactivé lors des périodes d’intensification de la mousson ouest-africaine, qui se sont succédé au cours des derniers cycles climatiques. Lors de ces périodes d’intensification de la mousson, le continent nord-africain a en effet subi des épisodes humides au cours desquels des réseaux fluviatiles ont pu se développer vers la mer Méditerranée et l’océan Atlantique.

Actuellement, aucune rivière n’existe en Afrique de l’Ouest, mais le fait est que de récentes analyses de carottes marines prélevées au large de la Mauritanie ont mis en évidence la présence de sédiments ne pouvant provenir que de la décharge d’un fleuve le long de la marge ouest-africaine. Décharge qui se serait produite au cours de périodes humides passées.

Suite aux analyses, des observations radars ont permis aux scientifiques de pénétrer les premiers mètres de sable pour cartographier les caractéristiques géologiques sous-jacentes. Les chercheurs ont ainsi pu identifier les caractéristiques géomorphologiques enfouies, lesquelles révèlent la présence, au niveau de la côte mauritanienne, d’un large paléodrainage d’environ 520 km de long.

Observation radar PALSAR d’une partie de la côte Mauritanienne (en haut) et paléo-drainage identifié à partir de ces données satellitaires (en bas)
Crédits : CNRS, Observation radar PALSAR d’une partie de la côte Mauritanienne (en haut) et paléo-drainage identifié à partir de ces données satellitaires (en bas)

Forts de l’ensemble de ces données, les chercheurs suggèrent que la réactivation de cet important paléo-fleuve au cours des épisodes humides passés a probablement contribué au transfert de sédiments du continent africain jusqu’à la marge atlantique tropicale nord-est. Des conclusions qui ouvrent de nouvelles voies de compréhension de l’histoire paléo-hydrologique du Sahara.

Source : CNRS