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Tour de France : une nouvelle technique de triche révélée (et ce n’est pas du dopage !)

Crédits : TU Eindhoven

Alors que le Tour de France est parti ce samedi d’Utrecht aux Pays-Bas, une étude sur l’aérodynamisme vient de révéler une tricherie qui pourrait amener à modifier une règle pour les compétitions : éloigner les voitures des coureurs. Explications.

C’est une étude qui vient d’être publiée par l’Université technologique d’Eindhoven (TU/e) aux Pays-Bas qui révèle la supercherie. D’après leurs résultats, les cyclistes se plaçant juste devant les voitures bénéficieraient d’une perte de vent et donc d’un léger bonus aérodynamique qui leur permettrait de gagner de précieuses secondes sur les longues étapes.

tour de france
Crédit : Université technologique d’Eindhoven (TU/e)

Il était de notoriété publique que se placer juste derrière une voiture permettait de bénéficier de la hausse de pression créée par celle-ci. Mais jusque là, personne ne s’était penché sur ce qui se passait devant le véhicule. Or, d’après l’étude, la chute de pression y est similaire.

Ainsi, sur le contre-la-montre d’Utrecht ouvrant le Tour de France samedi dernier, étape longue de 13,8 km, un coureur suivi par un véhicule à moins de 30 mètres aurait pu bénéficier d’un avantage jusqu’à 6 secondes, d’après les conclusions de l’étude. Un bonus qui parait négligeable, mais qui, à ce niveau de compétition, peut faire la différence.

Le professeur Bert Blocken, principal auteur de l’étude, conseille à l’Union Cycliste Internationale (UCI) de changer les règles et d’augmenter l’écart minimal entre les coureurs et les voitures de leur équipe. « Les règles actuelles pourraient mener à un avantage injuste », affirme-t-il.

L’organisation avait auparavant édicté une règle, imposant aux voitures de ne pas suivre leurs coureurs à moins de 10 mètres, mais uniquement pour des raisons de sécurité. Pourtant, d’après B. Blocken, la perte de vent se fait sentir jusqu’à 30 mètres devant le véhicule. Celui-ci espère donc que ses conclusions convaincront l’UCI de revoir le règlement.

Le chercheur passionné avait déjà démontré il y a trois ans l’effet de poussée d’air dont bénéficie le coureur en tête de peloton apporté par les cyclistes en arrière.

Sources : Université D’EindhovenSciences et Avenir