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The Hive, la mini-ferme pour élever des insectes comestibles depuis chez soi

Crédits : Capture Vidéo / The Hive

Deux jeunes autrichiennes viennent de parvenir à leur objectif de financement participatif concernant leur projet, fabriquer une machine qui permet d’élever, récolter et consommer des vers de farine, directement depuis sa cuisine.

L’avenir de l’alimentation semble se trouver dans les insectes comestibles, comme les vers de farine par exemple, afin de lutter contre la faim dans un monde toujours plus peuplé, comme l’annonce l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Ainsi, Katharina Unger et Julia Kaisinger, deux jeunes autrichiennes, ont lancé une campagne de financement participatif pour leur projet, une machine baptisée « The Hive » qui permet, depuis chez soi, d’élever des vers de farine.

C’est sur la plateforme Kickstarter que leur société, Livin Farms, est parvenue à dépasser l’objectif initial de récolter 100 000 $, pour réunir finalement 145 429 $ exactement, soit près de 128 000 €. Cette machine, appelée « the hive » (la ruche), est conçue pour avoir sa place dans une cuisine, et se compose d’une série de tiroirs qui ont tous une fonction qui leur est propre.

Comment fonctionne The Hive ?

Des chrysalides de ténébrions sont livrées avec la machine, et sont à placer dans le plus haut plateau. Les coléoptères vont faire leur vie, grandir et se reproduire dans un espace dédié. Leurs œufs passent alors dans le bac du dessous. Une fois que les œufs sont devenus larves, ils descendent petit à petit de bac grâce à des grilles, au sein d’un microclimat contrôlé. « Ce processus se poursuit pour chaque phase de la vie des vers de farine, grâce à un système de vibrateurs, de capteurs et de leviers manuels pour déplacer les insectes d’un plateau à l’autre ». Une fois qu’ils ont atteint une taille d’environ 3 centimètres, ils peuvent être récoltés à hauteur de 200 à 500 grammes par semaine, pour être placés au congélateur. Après cette étape, les vers peuvent être « frits, cuits, bouillis ou broyés en poudre ».

L’avantage de procéder à ce type d’élevage chez soi, c’est que les vers se nourrissent des déchets végétaux comme les épluchures ou les pelures. « Je voulais créer un moyen pour que les gens développent de manière indépendante leur propre source de protéines, en utilisant un minimum d’espace dans leur maison. J’ai grandi dans une ferme avec des vaches et d’autres animaux. Mais élever des insectes nécessite moins d’espace et c’est plus propre que l’élevage d’animaux » explique Katharina Unger.

Des derniers tests sont en cours et les premiers clients recevront leur machine à partir du mois de novembre de cette année. Le prix de cette mini-ferme sera de 649 $, soit 568 €.

Sources : kickstarter, quartz