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Tesla : bientôt un test à grande échelle pour le mode “Full Self-Driving” !

Crédits : Tesla

Aujourd’hui, aucun véhicule ne fait l’objet d’une autonomie complète en matière de conduite. Néanmoins, Tesla désire poursuivre le développement de l’option Full Self-Driving. Comme l’Autopilot, il s’agit d’une solution de pilote automatique. Disposant de près d’un million de voitures sur les routes, le constructeur bénéficie d’un avantage sérieux sur la concurrence.

Une première diffusion de la version bêta

La conduite pleinement autonome est l’objectif de Tesla et des autres constructeurs automobiles. Fin 2019, Toyota avait pourtant affirmé qu’aucun constructeur n’était en mesure de lancer une voiture autonome de niveau 5, le niveau maximal d’autonomie de conduite. Alors que certains fabricants proposent des véhicules de niveau 2, Tesla est légèrement en avance en oscillant entre les niveaux 2 et 3 avec son Autopilot.

Toutefois, Tesla propose aussi un autre mode de pilote automatique, le mode Full Self-Driving (FSD). Comme l’indique The Verge dans un article du 21 octobre 2020, le constructeur a récemment proposé une version bêta de ce mode. Certains propriétaires de véhicules de la marque en ont bénéficié dans le cadre du Early Access Program et sous la surveillance de la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA). Il y a quelques mois, Tesla annonçait déjà une évolution de cette option à environ 6 500 euros. Selon le fabricant, il ne s’agit pas d’une simple amélioration, mais d’une réécriture complète du logiciel.

tesla mode Full Self-Driving
Crédits : Tesla

Un avantage sérieux pour Tesla

Elon Musk expliquait utiliser lui-même le mode FSD durant les trajets entre son domicile et le travail. L’intéressé a promis que les véhicules équipés de ce mode allaient être capables de percevoir leur environnement en “quatre dimensions” au lieu de deux. Autrement dit, vient s’ajouter une dimension où l’algorithme serait capable de prédire les variations de vitesse ou encore les changements de direction des objets à proximité du véhicule. Il faut savoir qu’il reste des inconnues à propos de ce que le FSD sera capable de faire ou non. Néanmoins, le FSD s’ajoute à un Autopilot déjà performant bien que loin de proposer une autonomie complète.

En tout cas, Tesla a plutôt intérêt à diffuser assez rapidement ces nouvelles fonctionnalités au grand public. Avec déjà environ 900 000 automobiles en circulation, le constructeur dispose d’un avantage certain sur la concurrence. Tester autant de véhicules simultanément (avec retours) pourrait en effet permettre de progresser très rapidement sur le FSD.

Tesla doit se montrer tout de même patient. Bon nombre de critiques visent en effet le fabricant en raison de sa communication concernant l’automatisation de la conduite. Les accidents de ces dernières années prouvent que certains conducteurs baissent leur garde au volant. En Allemagne par exemple, Tesla n’a désormais plus le droit d’utiliser la mention Autopilot depuis quelques mois, considérée comme trompeuse.