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Les tempêtes de sable véhiculent chacune un cocktail de bactéries différent !

Crédits : Pixabay

Selon une étude menée récemment en Israël, chaque tempête de sable aurait une signature bactérienne différente. Afin d’arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé l’ADN des microbes présents dans ces tempêtes.

« Nous avons en quelque sorte récolté le microbiote de ces tempêtes, la plupart des bactéries voyageant sans doute fixées sur les grains de sable ou en suspension dans l’air, et nous avons constaté une diversité bactérienne très importante et variable », indique Yinon Rudich, un des directeurs de l’étude réalisée sous l’égide de l’Institut Weizmann de Tel-Aviv (Israël).

Le compte rendu de cette étude complète publiée le 19 avril 2017 dans la revue Environmental Science & Technology (disponible ICI) publié sur le site officiel de l’établissement explique tout d’abord que la signature bactérienne des tempêtes de sable varie en fonction de leur provenance (Sahara, Syrie ou Arabie Saoudite) et donc du sens de ces mêmes vents.

Il faut savoir que les analyses d’ADN pratiquées par les chercheurs israéliens n’ont pas vocation à identifier chaque espèce de bactéries présente dans les tempêtes, mais permet la reconnaissance de grandes familles qu’il est possible d’identifier grâce à leur génétique.

Lorsque l’on pense à la résistance aux antibiotiques, il est possible d’imaginer que les résultats de ces recherches peuvent potentiellement représenter une mauvaise nouvelle pour les populations locales. En réalité, ce n’est pas vraiment le cas puisque les gènes véhiculés par les tempêtes, certes sur plusieurs kilomètres, sont moins nombreux que les gènes relatifs à l’antibiorésistance, contenus dans la poussière locale. Cela prouve également que l’antibiorésistance est malheureusement la conséquence des activités humaines.

Rappelons au passage que l’antibiorésistance est un phénomène qui « constitue aujourd’hui l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement » selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Sources : Science & VieEurekAlert