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Voici le visage reconstitué d’un homme du Néolithique, il y a 9 500 ans

Crédits : Wikimedia Commons

Les archéologues du British Museum ont récemment reconstruit le visage d’un homme qui vécut il y a 9500 ans dans l’ancienne ville de Jéricho, nous permettant ainsi de voir à quoi ressemblaient réellement nos ancêtres pour la première fois.

Il n’existe que sept crânes humains décorés au plâtre dans le monde. Retrouvés en 1953 sur le site de Jéricho en Palestine, ils sont vieux d’au moins 9 500 ans. Ces crânes ont été soigneusement séparés de leur corps, décorés et mis de côté. L’un d’eux est particulièrement bien conservé. Dépourvue de mâchoire inférieure et orpheline d’une partie du côté gauche de son crâne, la pièce rappelle pourtant le visage d’un homme d’âge mûr, comme le révélait un premier scan il y a quelques mois. Une analyse complète par micro-tomographie a révélé plus récemment une tonne de nouveaux détails et a permis aux chercheurs de modéliser le crâne en 3 dimensions, révélant ainsi le visage de cet homme du Néolithique.

Alors que la véritable identité de cet homme soit inconnue, l’équipe de chercheurs du British Museum suggère néanmoins un homme d’une grande importance à son époque, en témoigne la quantité de soins apportés pour façonner le crâne de plâtre avant d’être enterré. Les archéologues s’accordent en effet pour dire que les habitants de Jéricho suivaient des rituels funéraires bien précis qui consistaient à séparer le crâne du cadavre de la personne décédée, à le remplir avec du plâtre avant de le peindre, pour finir avec l’insertion de coquillages dans les orbites oculaires. le reste du corps a probablement été enterré sous la maison de la famille, une pratique relativement courante à l’époque.

Découvrez les photos avant et après la reconstruction sur cette page. Tel est le visage de cet homme du Néolithique. Il reste néanmoins beaucoup de détails à peaufiner comme la couleur des yeux ou des cheveux. Des échantillons d’ADN seraient ainsi les bienvenus bien que le processus utilisé pour les recueillir pourrait endommager le crâne sans pour autant garantir des résultats. Ces crânes sont donc loin d’avoir révélé tous leurs secrets et les chercheurs comptent bien poursuivre les travaux afin de mieux comprendre les pratiques qu’avaient ces habitants il y a des millénaires.

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