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Actuellement, le taux de CO2 dans l’atmosphère est au même niveau qu’il y a un million d’années

Crédits : Petmal / iStock

Récemment, aux États-Unis, une agence gouvernementale a publié un rapport traitant de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre. Or, les nouvelles ne sont pas très optimistes dans la mesure où les taux continuent d’augmenter et battent même des records.

Aucun signe de ralentissement

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié un communiqué qui revient sur les informations relayées par le dernier rapport sur l’état du climat de l’American Meteorological Society (AMS). Selon les données, les taux de CO2 dans l’atmosphère en 2021 ont été les plus élevés jamais enregistrés pour une année. Il s’agit d’un nouveau record après la baisse mémorable des émissions de gaz à effet de serre (GES) en raison de la pandémie mondiale de Covid-19. Principal responsable du réchauffement climatique, le CO2 été mesuré à 414,7 ppm (parties par million) en 2021, soit 2,3 ppm de plus qu’en 2020.

Selon les scientifiques, le rapport apporte davantage de preuves scientifiques que le changement climatique a des impacts mondiaux et surtout qu’il ne montre aucun signe de ralentissement. Le document en question stipule que ce taux de CO2 est comparable à celui qui était présent il y a au moins un million d’années sur la base des enregistrements paléoclimatiques. En effet, les bulles d’air se trouvant dans les glaces les plus anciennes permettent d’évaluer les taux de CO2 sur différentes périodes de l’histoire de notre planète.

graphique CO2
Crédits : AMS / NOAA

Un énième record

Évoquons également le fait que durant les 6 000 années précédant l’ère industrielle, les taux de CO2 se situaient à environ 280 ppm seulement. Selon les chercheurs, l’humanité a généré pas moins de 1,5 milliard de tonnes de CO2 en deux siècles. Or, ces particules invisibles sont encore là pour longtemps, car leur durée de vie est de plusieurs centaines d’années. Les émissions de GES continuent d’augmenter à l’échelle globale et la concentration de CO2 dans l’atmosphère devrait donc se poursuivre. Néanmoins, un autre gaz pose question à cause de son pouvoir réchauffant : le méthane. Bien que sa durée de vie soit beaucoup plus courte que celle du CO2, le méthane est capable d’absorber 28 fois plus de rayonnement infrarouge.

En juin 2022, l’océanographe Rick Spinrad avait fait une déclaration dans un autre communiqué de la NOAA, à l’occasion d’une mesure du taux de CO2 à 420,99 ppm, un énième record. Il avait alors rappelé que l’humanité modifie le climat d’une façon telle que l’économie et les infrastructures doivent absolument s’adapter. Or, la solution à ce problème est évidente et connue depuis déjà très longtemps : réduire les émissions de GES de manière drastique.