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Tatouage : une nouvelle méthode indolore, rapide et permanente

Crédits : zamrznutitonovi / iStock

Un chercheur américain a récemment dévoilé une nouvelle méthode pour effectuer des tatouages. Elle consiste notamment à remplacer les grosses aiguilles par de toutes petites pour une intervention rapide et sans douleur.

Une technique ayant recours à des microaiguilles

Si en général, le monde du tatouage traditionnel n’évolue pas beaucoup, des recherches tendent régulièrement vers diverses innovations. Par exemple en 2021, une start-up a mis au point un tatouage qui disparaît après une année. En 2020, par le biais de son projet SkinMark, le géant Google a quant à lui présenté un tatouage intelligent qui transforme la peau en pavé tactile.

Et si les tatouages classiques pouvaient être plus rapides et surtout sans douleur ? Mark Prausnitz, directeur de recherche au Georgia Institute of Technology (États-Unis) a mené des travaux en ce sens. Dans un communiqué officiel du 14 septembre 2022, il a affirmé que si certaines personnes sont prêtes à souffrir pour se faire tatouer, d’autres préféreraient peut-être que tout se passe rapidement et sans douleur. En pratique, le scientifique a donc remplacé les grosses aiguilles des machines à tatouer par des microaiguilles, dont la taille est la même que celles servant à la vaccination. Ainsi, ces aiguilles permettent d’imprimer un dessin sur la peau sans occasionner de douleurs ni de saignements.

seringue piqure vaccin
Crédits : Pixabay / jochenpippir

Priorité au domaine médical

Rappelons que le tatouage classique est le résultat d’un processus aussi long que douloureux. La fréquence de perçage de la peau peut en effet aller jusqu’à 3 000 fois par minute en fonction de la taille du motif. Avec la nouvelle technique de Mark Prausnitz, les microaiguilles seraient disposées selon la forme du tatouage souhaitée, celles-ci agissant alors chacune comme un pixel. La méthode permet simultanément une grande variété de couleurs et permet aussi l’auto-administration.

Selon Mark Prausnitz, l’intérêt esthétique est toutefois secondaire puisque le but principal de ses recherches concerne le domaine médical. Effectivement, les tatouages sont aussi utilisés pour dissimuler des cicatrices ou encore redéfinir des mamelons après une chirurgie mammaire et assister des radiothérapies contre le cancer. Par ailleurs, en remplaçant les bracelets médicaux, les tatouages pourraient représenter un signe de reconnaissance de certaines maladies (diabète, allergies, épilepsie, etc.).

Sur le long terme et sous réserve qu’elle fasse ses preuves, la technique pourrait investir les salons de tatouage dans le but d’attirer un nouveau type de clientèle. Toutefois, l’objectif de Mark Prausnitz n’est en définitive absolument pas de remplacer le travail des tatoueurs professionnels qui sont souvent de véritables artistes.