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Des chercheurs ont créé un tank caméléon, pour pousser le camouflage un peu plus loin

Crédits : Australian Army Cultana training facility, Defense Science and Technology Group

Au cours de la Land Forces Conference qui s’est tenue à Adelaide, en Australie, du 6 au 8 septembre dernier, une équipe de chercheurs de l’University of South Australia a présenté un concept qui a retenu l’attention, un tank caméléon, capable de modifier son camouflage en fonction de son environnement.

Rendre les camouflages, et notamment ceux des tanks militaires, adaptables, représente l’un des Graal du secteur militaire, puisqu’il empêcherait la détection par l’oeil humain, objectif principal dans la tromperie de l’adversaire. En effet, la technologie actuelle de camouflage connaît des limites, qu’elle soit utilisée pour se fondre dans un décor forestier, désertique ou neigeux, puisque ces variétés de camouflage sont statiques. Ainsi, parvenir à développer un camouflage qui s’adapte en temps réel permettrait d’avoir l’avantage d’évoluer dans l’ensemble de ces environnements.

Ce sont donc des chercheurs du Future Industries Institute de l’University of South Australia qui ont travaillé sur le développement du camouflage adaptatif en utilisant des matériaux connus comme polymères conducteurs. Ces polymères conducteurs transportent l’électricité, mais sont également sensibles aux variations d’intensité. Ainsi, lorsqu’ils sont étalés sur une surface et entourés d’électrolytes, leur couleur change quand le courant les traverse. Ici, les différentes teintes de camouflages seront obtenues en utilisant plusieurs variétés de polymères.

Les polymères conducteurs et l’électrolyte seront logés dans une structure sandwich transparente (la cellule « électrochrome ») qui est scellée sur les bords pour recouvrir les différents côtés du véhicule. Différents capteurs seront chargés de détecter l’environnement immédiat pour transmettre l’information et adapter le camouflage à ce dernier, instantanément. La clé ici réside dans la légèreté et la robustesse de ces cellules électrochromes. S’il est raisonnable de penser qu’elles pourront résister à des températures comprises entre -40 °C et 80 °C, ce qui est déjà le cas pour les pièces de l’industrie automobile, elles devront également résister aux chocs, aux dommages dus à l’abrasion et être stables aux rayons UV, comme le déclare Peter Murphy, l’un des membres du projet, au magazine New Atlas.

Credit: Australian Army Cultana training facility, Defense Science and Technology Group
Crédits : Australian Army Cultana training facility, Defense Science and Technology Group

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