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Il surveille les forêts tropicales grâce à de vieux téléphones portables

Crédits : Flickr

Un homme a imaginé une manière ingénieuse de détecter les émanations sonores de l’exploitation non autorisée de la forêt tropicale d’Indonésie. L’intéressé a simplement utilisé d’anciens téléphones portables !

L’ingénieur et physicien américain Topher White travaille comme explorateur pour le célèbre magazine National Geographic. Ce dernier est aussi le fondateur de l’ONG Rainforest Connection, une organisation destinée à « protéger les forêts avec des données en temps réel ».

Étant la plus grande source de biodiversité au monde, la forêt tropicale doit absolument être protégée de tout ce qui pourrait nuire à son intégrité. La forêt de ce type la plus connue se trouve en Amazonie, mais on la retrouve aussi dans le centre de l’Afrique ainsi qu’en Asie du Sud-Est, notamment en Indonésie. Dans ce pays, le calme de la forêt est très souvent perturbé par le bruit des tronçonneuses abattant les arbres, une pratique totalement illégale menée par les bûcherons.

Topher White sait que 90 % des opérations d’abattage d’arbres sont hors la loi et il s’est donc investi dans l’élaboration d’un dispositif capable de détecter les bruits typiques liés à cette pratique condamnable. Le but ? Repérer les bruits de tronçonneuse contrastant avec la joyeuse (et bruyante) symphonie audible dans la forêt, un exercice habituellement assez difficile.

Le dispositif est composé d’un microphone accroché à un téléphone portable chargé à l’aide de piles solaires. L’ingénieur, retiré dans sa base, n’a plus qu’à attendre que des bruits suspects fassent leur apparition avant d’alerter les autorités pour une intervention immédiate (voir infographie ci-dessous). Plutôt performant, le dispositif permet d’entendre des bruits de tronçonneuses sur une zone de 1,60 kilomètre de diamètre.

Crédits : Rainforest Connection

Les forêts tropicales du monde sont en danger et comme ailleurs, les populations indigènes sont également concernées par la déforestation et tentent d’agir à leur manière comme Topher White l’a rappelé dans le National Geographic :

« Si vous pouvez ne serait-ce que leur donner les moyens de faire leur travail de façon plus efficace, vous êtes alors en mesure de réduire l’impact du le changement climatique. C’est peut-être le moyen le moins cher et le plus rapide d’y mettre un terme. »

Sources : National GeographicPositivR