Une surconsommation d’eau peut causer des crises d’épilepsie

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Si l’eau est en général essentielle au bon fonctionnement de notre organisme, en boire énormément peut avoir des effets pervers. En effet, la surhydratation peut notamment causer des crises d’épilepsie. Or, cela peut se produire lorsque l’on consomme abondamment une eau potable d’origine naturelle pauvre en électrolytes.

Une chute du taux de sodium dans le sang

Les crises d’épilepsie sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale provenant d’une hyperexcitation des cellules nerveuses, autrement dit des neurones du cortex cérébral. Il existe plusieurs sortes de crises d’épilepsie et elles peuvent avoir plusieurs facteurs : des antécédents d’AVC, la prise de certains médicaments, un traumatisme cérébral ou une importante fièvre. Cela peut également survenir suite à un déséquilibre électrolytique.

Interrogé dans un article du HuffingtonPost le 3 novembre 2023, le neurochirurgien américain Jonathan Parker a expliqué que certaines crises de ce genre peuvent aussi avoir pour origine une surconsommation d’eau. L’expert a évoqué la notion de « crise tonico-clonique », un type de crise épileptique généralisée qui a notamment touché la célèbre actrice Brooke Shields il y a quelques mois.

L’eau potable d’origine naturelle peut être pauvre en électrolytes. En cas de surhydratation, les électrolytes présents dans le sang peuvent donc se diluer et ainsi faire chuter de manière spectaculaire le taux de sodium, favorisant l’apparition de crises d’épilepsie.

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Une limite assez difficile à observer

Rappelons qu’il n’est pas évident de savoir si l’on boit trop d’eau. Toutefois, il existe déjà plusieurs facteurs que l’on peut prendre en compte : la sensation de soif, un récent effort physique, sa propre morphologie, une transpiration abondante ou encore le temps passé à l’extérieur. En somme, il n’y a pas de limite précise d’eau à boire avant de s’arrêter. Lorsque l’on consomme plusieurs litres d’eau par heure en restant assis à l’intérieur, donc sans activité et transpiration, les risques de crise peuvent néanmoins être importants.

Par ailleurs, si la surhydratation n’est pas souhaitable, la déshydratation ne l’est pas non plus. Le moyen le plus connu pour vérifier son état d’hydratation reste l’observation de l’urine. Une urine transparente ou claire est un signe positif qui vous indique que vous pouvez boire un peu moins dans les minutes suivantes. Dans tous les cas, boire au point de faire une crise d’épilepsie est extrêmement rare. Néanmoins, ce phénomène existe et il apparaît donc logique de rester prudents.