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Un nouveau plan de stockage des déchets nucléaires approuvé par la Suède

Crédits : vchal / iStock

Il y a peu, une société a proposé au gouvernement suédois un nouveau plan de gestion des déchets nucléaires à vie longue. Ayant reçu le feu vert des autorités, le plan en question promet de conserver ces déchets en toute sécurité durant les 100 000 prochaines années.

Un projet de gestion des déchets nucléaires sous surveillance

En 2019, l’ONG Greenpeace estimait le stock mondial de combustibles usés hautement radioactifs à 250 000 tonnes réparties dans une quinzaine de pays. Un an plus tard, l’Agence internationale de l’énergie atomique (IAEA) publiait un rapport faisant état de l’extraction totale de 400 000 tonnes de combustible nucléaire usé sous forme de métaux lourds. Ce combustible provenant des centrales nucléaires a fait l’objet d’un retraitement à hauteur de 30 % seulement.

Dans un article publié le 28 janvier 2022, Interesting Engineering a néanmoins évoqué le nouveau plan de gestion des déchets nucléaires approuvé par la Suède et proposé par la société locale SKB. Elle promet ici de stocker ces déchets (enfouissement) en toute sécurité sur une période de 100 000 ans.

Selon SKB, ce projet en gestation depuis quatre décennies est le résultat d’une collaboration entre des instituts de recherche, des universitaires ainsi que des établissements d’enseignement supérieur. Cependant, l’Autorité suédoise de radioprotection et les acteurs de la scène judiciaire surveilleront activement ce projet pour s’assurer que ses conditions d’application apporteront la preuve d’une sécurité sans faille, à la fois pour l’humanité et l’environnement.

centrale nucléaire
Crédits : jotily / iStock

La sécurité, priorité absolue

SKB se prépare donc à entamer les travaux de ce nouveau centre de stockage pour une inauguration dans une dizaine d’années. La société qualifie d’historique l’approbation du gouvernement et se dit impatiente de « mettre en œuvre le plus grand projet de protection environnementale du pays ». Par ailleurs, pas moins de 1 500 emplois seront créés pour l’occasion.

Rappelons tout de même qu’en 1980, un vote par référendum avait décidé de la sortie du nucléaire en Suède. Néanmoins, la loi comportait une date butoir, à savoir 2010. Finalement, le pays avait repris le développement, et donc l’agrandissement de son parc atomique.

Le projet de SKB est-il réellement viable ? L’avenir apportera évidemment des réponses, d’autant que pour l’instant, il est difficile de se prononcer, car trop peu de détails sont disponibles. Cependant, soulignons à nouveau le fait que ces déchets de haute activité et à vie longue sont capables d’émettre des rayonnements ionisants durant plusieurs milliers d’années, voire plusieurs millions. Leur stockage dans des conditions optimales de sécurité est donc une priorité absolue.