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La Suède réhabilite des armes datant de la Guerre Froide pour assurer la défense du pays

Credits: Capture Video

Ce pays scandinave estime que la situation géopolitique en Europe est de plus en plus tendue et imprévisible. Ainsi, la Suède à l’intention d’améliorer ses défenses militaires en Mer Baltique, et ce même si cela doit se faire en partie par la réhabilitation de pièces de musée.

Sur son littoral oriental, la Suède est au croisement d’un important carrefour maritime en Mer Baltique et a l’intention de renforcer militairement l’île de Gotland, qui fait face aux pays baltes (l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie). En réalité, tout ce petit monde craint la Russie.

Plus de 15 ans après leur démantèlement, des lance-missiles Kustrobotbatteri 90 ont été testés par l’armée suédoise. Ces derniers sont capables de tirer des missiles antinavires RBS-15 à longue portée qui ne nécessitent aujourd’hui plus l’utilisation du servant équipant le lance-missile après leur lancement.

(Crédit image : Museum för Rörligt Kustartilleri)
(Crédit image : Museum för Rörligt Kustartilleri)
(Crédit image : Museum för Rörligt Kustartilleri)
(Crédit image : Museum för Rörligt Kustartilleri)

Ainsi, l’armée suédoise a demandé l’aide du célèbre constructeur SAAB qui fabrique ces missiles et a également relancé des véhicules de marque Scania qui avaient été en partie placés dans des musées après la guerre froide selon un article de The Local. Interrogé par le journal suédois Dagens Nyheter, le contre-amiral de l’armée Thomas Engevall explique :

« Nous avons conduit des analyses afin de déterminer si nous serions en capacité de remettre en état un engin capable de tirer ces missiles. Il restait encore un certain nombre de camions. Nous avons également récupéré des composants de bateau lance-missiles et de vaisseaux de guerre partageant le même système de lancement. »

Le Ministère de la défense suédois se dit satisfait du fait que la Suède puisse à nouveau tirer des missiles antinavires depuis la terre ferme, ce qui n’était donc plus le cas jusqu’à aujourd’hui. Un analyste de l’Agence suédoise de recherche pour la défense explique à son tour que : « La décision est nationale, mais c’est aussi une contribution suédoise aux capacités internationales de défense en mer Baltique à la suite de l’annexion de la Crimée par les Russes et l’invasion de l’Ukraine. »

Sources : The Local8e Étage