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Succès total des premiers tests pour la détection précoce du cancer du sein par le chien

Crédits : iStock

Le projet Kdog porté par l’Institut Curie vise à mettre au point une méthode permettant la détection précoce des tumeurs cancéreuses par le biais de l’odorat du chien. Au terme des six premiers mois de tests, le succès est total.

L’Institut Curie a indiqué ce mercredi 1er mars 2017 que les six premiers mois de tests ont révélé « une efficacité à 100 % » du protocole Kdog. Après six mois d’entraînement, deux malinois, Thor et Nikios, ont parfaitement rempli leur mission pour un « résultat positif à 100 % » des tests menés sur 130 femmes volontaires.

Dans ce projet porté par les experts de l’Institut et des experts cynophiles et rendu possible par le financement participatif, les chiens sont dressés à « repérer les composés odorants » permettant de détecter un cancer sur une lingette imprégnée de la transpiration ou de tissus prélevés sur un sujet.

Grâce au succès de cette première phase de tests, les portes s’ouvrent pour l’organisation d’une étude clinique poussée. « Une demande est sur le point d’être déposée en ce sens », précise l’Institut Curie. L’étude clinique devrait durer cette fois-ci trois ans entre 2018 et 2021 et impliquera quatre chiens et 1 000 femmes. « Il s’agit de prendre en compte un échantillon plus important pour valider la sensibilité du projet Kdog », précise l’institut.

En plus des deux malinois déjà au point, deux autres chiens de race différente conduits par un autre dresseur compléteront l’étude pour démontrer que le « protocole Kdog est indépendant de la race du chien renifleur et de son maître », a expliqué Aurélie Thuleau, une ingénieure en biochimie impliquée dans le projet.

Avec ce dispositif « simple », « non invasif et peu coûteux », l’Institut Curie espère à terme « étendre ce processus dans les pays en voie de développement (…) où les outils de diagnostic peuvent faire défaut ». Diagnostiquer les tumeurs cancéreuses de manière précoce va aussi permettre « un meilleur diagnostic, un choix plus important des traitements et une plus grande chance de guérison », a expliqué Aurélie Thuleau.

Si à la base, il s’agissait ici de simplifier et d’anticiper le diagnostic du cancer du sein, « l’équipe de travail projette sur le long terme d’étendre cette méthode de dépistage à tous les types de cancer, notamment le cancer de l’ovaire ».

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