in

Des substances toxiques présentes dans l’air traversent notre peau pour pénétrer notre organisme

Crédits : Pexels/Pixabay

S’il est difficile de se protéger de la pollution, les moyens de s’en prémunir étant assez limités, une étude vient démontrer que certaines des substances toxiques qui sont présentes dans l’air passent dans notre organisme par le biais de notre peau, autant que par le nez.

Dans une étude publiée dans la revue Environmental Health Perspective, des chercheurs de l’université de Washington aux États-Unis ont découvert que certaines substances toxiques présentes dans l’air, les phtalates (composés chimiques semi-volatils dérivés du pétrole), passaient dans notre organisme par les pores de notre peau qui agit comme une véritable éponge.

Ces phtalates sont notamment utilisés dans les cosmétiques, les produits de nettoyage ou encore les bouteilles et autres matériaux en plastique. Pour mener à bien ces travaux, 6 volontaires de sexe masculin et de différents âges, uniquement vêtus d’un short, y ont été exposés durant 6 heures dans une chambre scellée qui en contenait d’importantes concentrations. L’expérience a ensuite été renouvelée avec, cette fois-ci, les volontaires qui portaient un casque pour respirer de l’air propre.

Après une série d’analyses de sang et d’urine, les scientifiques ont constaté que même lorsque les cobayes portaient un masque, leur organisme était plus contaminé par les phtalates qu’avant d’entrer dans la cabine fermée, suggérant ainsi que la contamination s’est produite par le biais de la peau. Plus les cobayes étaient âgés, moins la peau agissait comme une barrière.

les taux de résidus de phtalates augmentent rapidement au cours de l’exposition, avant de décroître. Les signes pleins indiquent la condition avec casque (exposition uniquement par la peau) – Source/Crédit : Environ Health Perspect;
Crédits : Environ Health Perspect

Une étude inquiétante, d’une part car les phtalates sont omniprésents dans nos vies, produits à hauteur de 2 millions de tonnes par an, et d’autre part parce que notre peau ne représente finalement pas un si grand bouclier contre les attaques extérieures liées à la pollution, elle qui est notre organe le plus étendu et notre principale barrière envers notre environnement.

Source : scienceetvie