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Stratobus : le premier dirigeable stratosphérique en 2019 !

Crédits : Thales

Ce concept de plateforme stratosphérique autonome à mi-chemin entre le satellite et le drone va connaître un élan sans précédent dès l’année prochaine. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les possibilités sont nombreuses.

Qu’est-ce que le stratobus ?

Le Stratobus est une sorte de ballon dirigeable capable de monter à 20 kilomètres d’altitude de façon autonome. Doté de moteurs à hélices afin de ne pas être dérangé par les vents d’altitude, l’appareil est capable de se maintenir dans une position stationnaire au-dessus d’un point précis du sol.

Cet appareil a été pensé en 2009 par l’entreprise française d’électronique de défense et d’aérospatial Thalès Alenia Space. Dévoilé en 2014, le projet a officiellement été lancé en 2016. Un prototype est actuellement en développement. Les premiers tests grandeur nature interviendront fin 2019 (ou début 2020) et le premier vol est prévu pour 2022. En août 2018, un protocole d’accord a été signé entre Thalès Alenia Space et SwRI pour coopérer sur le développement du Stratobus. SwRI aura la mission de fournir des conseils et une assistance technique en matière de technologies qualifiées de « plus légères que l’air ».

Crédits : Capture YouTube/Thales

À quoi servira le Stratobus ?

Le dirigeable est prévu pour remplir des missions tant civiles que militaires. Thalès Alenia Space évoque la surveillance, l’observation météorologique, l’aide à la gestion des incendies ou encore la couverture de zones encore dépourvues de réseau téléphonique (ou internet). D’ailleurs, Thalès Alenia Space et Hispasat – opérateur espagnol de communications par satellite – viennent de lancer leur collaboration concernant un ballon dirigeable dédié à des applications télécoms 4G/5G en attendant le Stratobus.

Quid de la partie technique ?

Il faut savoir que le Stratobus est pensé pour rester dans les airs durant une année entière grâce à l’énergie solaire. En effet, le dessus du dirigeable est pourvu de panneaux photovoltaïques alimentant des batteries lithium-ion. Ces dernières stockent alors l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des équipements et moteurs.

Le ballon est complètement autonome en termes de pilotage. Il peut emporter 250 kg de charge utile et ne présente pas les inconvénients des satellites en orbite basse incapables de stationner très longtemps au-dessus d’un même point.

Voici une vidéo présentant le projet :

Sources : Sciences et AvenirL’Usine Nouvelle

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