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SpaceX fait atterrir son booster une sixième fois

Crédits : SpaceX

Une Falcon 9 de SpaceX a décollé ce dimanche 18 octobre pour livrer un nouveau lot de satellites Starlink en orbite basse. Le premier étage de la fusée, de nouveau récupéré avec succès, avait déjà volé cinq fois auparavant.

Soixante nouveaux satellites viennent de rejoindre la constellation Starlink de SpaceX. Pour rappel, il est question d’en déployer au moins 12 000 au cours de ces prochaines années dans le but de proposer un accès internet mondial à très haut débit. Ce réseau par satellites serait, à terme, un moyen pour la société de générer assez de revenus pour financer le grand rêve d’Elon Musk : l’exploration humaine de Mars.

Ce nouveau lancement, effectué depuis l’historique Pad 39A du Kennedy Space Center de la NASA (Floride), porte le nombre total de ces instruments en orbite à 833.

Environ neuf minutes plus tard, le premier étage du lanceur est revenu sur Terre, atterrissant sur la plateforme “Of Course I Still Love You“, en plein océan Atlantique. Connu sous le nom de B1051, ce booster présenté affiche désormais six lancements et atterrissages à son actif. Seul un autre booster en a fait autant.

Avant ce dernier vol, ce premier étage avait déjà transporté quatre charges utiles Starlink, un trio de satellites d’observation de la Terre pour le compte de l’agence spatiale canadienne, et une capsule Dragon dans le cadre de la mission Demo-1 de la NASA en 2019 (sans équipage).

Le vol de dimanche aura marqué le 18e lancement de SpaceX pour cette année 2020, et le 95e vol d’un Falcon 9 à ce jour.

Starlink : un projet qui divise

Concernant la couverture internet offerte par Starlink, les employés de SpaceX utilisent déjà des terminaux pour collecter des statistiques de latence, et effectuent des tests de vitesse standard du système.

Depuis peu, la société invite également plusieurs habitants du nord des États-Unis à tester le système. Les Hohs, notamment, ont pu y avoir accès grâce au département du commerce de l’État de Washington. Melvinjohn Ashue, vice-président du comité directeur de la tribu, a récemment partagé cette expérience dans une vidéo, assurant que SpaceX les avaient «catapultés dans le 21e siècle».

D’autres, comme les astronomes, ont de leur côté exprimé leur aversion pour ces nouveaux projets de constellations. Pour rappel, il y a actuellement un peu plus de 2500 satellites opérationnels autour de la Terre. L’idée d’en déployer plusieurs milliers supplémentaires gênera ainsi potentiellement les observations du ciel nocturne. D’autant que SpaceX n’est pas la seule société à proposer ce type de constellation internet. Amazon et OneWeb planifient également leurs propres services.