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SpaceX bat un nouveau record de réutilisation

spacex falcon 9
Crédits : SpaceX

SpaceX a lancé, puis récupéré une fusée Falcon 9 pour la quinzième fois ce samedi 17 décembre, prolongeant le record de réutilisation de l’entreprise. Ce lancement visait à livrer une nouvelle salve de satellites Starlink.

Nouveau record pour la Falcon 9

La Falcon 9 a décollé depuis le Kennedy Space Center de la NASA, en Floride, ce samedi à 22 h 32 heure de Paris. Le premier étage de la fusée est revenu sur Terre un peu moins de neuf minutes plus tard, atterrissant sur la plateforme « Just Read the Instruction« , toujours stationnée dans l’océan Atlantique au large des côtes de la Floride. Il s’agissait de la quinzième mission pour ce seul et même booster.

Pendant ce temps, l’étage supérieur de la fusée a continué sa route pour livrer 54 nouveaux satellites Starlink en orbite terrestre basse environ 15,5 minutes après le lancement. La société compte déjà plus de 3 500 de ces structures en orbite à ce jour, mais ce n’est qu’un début. La Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis a récemment accordé son approbation pour 7 500 satellites nouvelle génération. Ces derniers seront lancés par le vaisseau Starship une fois celui-ci opérationnel.

Il s’agissait par ailleurs du troisième lancement de SpaceX en deux jours. Vendredi 16 décembre, une Falcon 9 a en effet lancé le satellite d’observation SWOT pour le compte de NASA et du CNES depuis la base de la Force spatiale de Vandenberg en Californie. Il aura pour objectif de cartographier l’eau de la Terre avec des détails sans précédent et de partager ouvertement les données pour aider les communautés à gérer cette précieuse ressource.

Le même jour, le lancement au crépuscule de deux satellites commerciaux SES, appelés O3b mPower 1 et 2, a créé un panache particulièrement brillant ressemblant à une méduse dans le ciel nocturne, visible pour les astronomes chanceux à des centaines de kilomètres. Ces satellites ont été lancés depuis le complexe de lancement spatial 40 de Cap Canaveral à 23 h 48 (heure de Paris).

L’importance de la récupération en mer

SpaceX a commencé à récupérer ses fusées en mer dès 2016. Sans cette capacité d’amerrissage, plus compliquée sur le plan technique, SpaceX n’aurait jamais pu proposer ces prestations permettant de défier la concurrence.

En effet, rappelons qu’une une fusée s’incline progressivement au cours d’un lancement, passant d’une orientation verticale à l’horizontale alors qu’elle se prépare à libérer son second étage. À ce stade, il faut alors des tonnes de carburant pour inverser le cap et revenir vers le site de lancement. Pour faire des économies, il est ainsi beaucoup plus intéressant de suivre un arc parabolique pour atterrir en mer, à des centaines de kilomètres du site de lancement. Si SpaceX ne faisait pas atterrir ses boosters ainsi, la société aurait éliminé près de la moitié de ses capacités de levage, ce qui lui aurait fait perdre les avantages inhérents à la réutilisation de ses fusées.

Brice Louvet

Rédigé par Brice Louvet

Brice est un journaliste passionné de sciences. Ses domaines favoris : l'espace et la paléontologie. Il collabore avec Sciencepost depuis près d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.