SpaceX et la NASA testent le système d’amarrage du Starship

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Illustration d'artiste du vaisseau spatial de SpaceX sur la lune. Crédits : SpaceX

Pendant dix jours, SpaceX et la NASA ont récemment réalisé plus de 200 scénarios d’amarrage avec le matériel de l’atterrisseur Starship, choisi pour débarquer les astronautes sur la surface lunaire dans le cadre de la mission Artemis 3, et l’orbiteur Orion de la NASA. Ces résultats, qui utilisent du matériel à grande échelle, valideront les modèles informatiques du système d’amarrage de l’atterrisseur lunaire.

Le transfert d’équipage, une étape difficile

La NASA souhaite renvoyer des humains sur la Lune d’ici 2026 dans le cadre de la mission Artemis 3. Le voyage impliquera trois véhicules : la fusée SLS, la capsule Orion et le vaisseau Starship. Dans le détail, la capsule Orion sera propulsée dans l’espace par la fusée SLS avec les astronautes à bord. Orion se dirigera ensuite vers la Lune pour se placer en orbite autour d’elle. Pendant ce temps, le vaisseau Starship rejoindra également la Lune. Une fois sur place, le vaisseau se rapprochera d’Orion dans le but de récupérer l’équipage. Le Starship se posera ensuite sur la Lune. À la fin de la mission, il décollera dans le but de transférer l’équipe vers Orion, qui rentrera ensuite sur Terre.

L’ensemble de cette mission sera incroyablement compliqué. Cependant, l’une des manœuvres les plus critiques sera probablement le transfert d’équipage d’Orion vers le Starship et inversement. Pour ne rien laisser au hasard, la NASA et SpaceX ont donc réalisé des centaines de simulations qui impliquent du matériel à grande échelle.

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Une vue du système d’amarrage testé par la NASA et SpaceX. Crédits : SpaceX

Un système déjà éprouvé

Au cours des tests, le Starship a été activement impliqué en tant qu’amarrage actif, assumant le rôle d’un « chasseur » dans la procédure d’amarrage avec le système d’amarrage d’Orion en tant que cible. Les ingénieurs ont spécifiquement examiné la capacité du système de capture logicielle de SpaceX à s’étendre jusqu’à Orion, tandis que le système d’amarrage d’Orion, agissant de manière passive, est resté rétracté.

La jonction entre les deux composants matériels a été réalisée grâce à l’utilisation de loquets et d’autres mécanismes de fixation. Ces tests ont pour objectif de garantir la fiabilité du système d’amarrage et de confirmer que les mécanismes de Starship peuvent efficacement s’interconnecter avec ceux d’Orion, un élément essentiel pour la réussite des missions lunaires à venir.

Notez que bien que le Starship n’ait pas encore tout à fait atteint l’orbite terrestre, son système d’amarrage lunaire est hérité de celui de la capsule Dragon 2 utilisée pour les missions de fret et habitées vers la Station Spatiale internationale.

Dans sa mise à jour publiée ce mardi, les responsables de la NASA ont également souligné que SpaceX avait franchi plus de trente étapes spécifiques liées à ce futur atterrissage lunaire habité. Ces paliers franchis concernent le matériel allant de la production d’énergie au développement d’un système de guidage et de navigation, en passant par les mécanismes de propulsion, de survie et de protection contre l’environnement hostile de l’espace.