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SpaceX construit son propre spatio-port au Texas

Crédits : SpaceX / Wikimedia Commons

SpaceX, une célèbre start-up américaine et la plus grosse entreprise privée dans le domaine spatial devrait bientôt débuter la construction d’un site de lancement et d’accueil de navettes spatiales dans le Texas.

L’entreprise spatiale américaine a pourtant déjà envoyé de nombreux satellites, mais elle devait jusqu’à présent utiliser des sites de lancements militaires américains ou les sites de lancements de la NASA. SpaceX n’a pas encore fait d’annonce officielle, cependant, l’état de Floride vient d’annoncer la finalisation du contrat, car l’entreprise américaine a obtenu l’autorisation de la Federal Aviation Administration plus connue sous l’acronyme FAA.

Cette autorisation est la plus dure à obtenir pour construire un spatio-port aux États-Unis, SpaceX est donc désormais autorisée à construire son site de lancement, mais surtout, la société américaine est autorisée à envoyer 12 vols commerciaux par an. Pour arriver à obtenir cet accord, Elon Musk, le PDG de SpaceX a expliqué que son spatio-port tournerait ces activités vers le tourisme spatial. Bien qu’aucune limite n’ait était donné pour l’envoi d’engins à titre gouvernemental, la NASA n’a pas manifesté l’envie d’utiliser ce site de lancement, l’intégralité des satellites de l’agence spatiale américaine devrait être envoyés depuis Cap Canaveral en Floride. Cependant on sait que la NASA a cessé l’envoi de navettes, on peut donc s’imaginer qu’elle envisagera éventuellement de faire appel au spatio-port de SpaceX si jamais elle a besoin d’envoyer des navettes.

Le spatio-port devrait avoir un design très « science-fiction » à la limite de l’« ultra-futuriste » (je vous invite à aller voir les voitures Tesla ou les fusées SpaceX si vous souhaitez voir l’idée que ce fait Elon Musk de l’esthétique générale de ces produits). L’un des objectifs de ce spatio-port « du futur » est d’être en grande partie automatisé notamment pour la mise en place des navettes et leur alimentation (dans divers centres de lancement, comme celui de Kourou, ces actions requièrent la présence humaine). Mais Edon Musk cherche à assurer la plus haute sécurité possible dans son centre (en même temps, on imagine qu’il doit avoir la NSA, la CIA et le FBI sur le dos au vu de l’importance de son projet) : « Nous avons besoin d’installer un équipement dédié à SpaceX, qui ait un système de sécurité autonome, qui n’attend pas que quelqu’un appuie sur un bouton pour lancer le suivi, (pour cela) nous installons un ensemble de produits avioniques sur la fusée qui surveillent sa position, et si elle vole en dehors de son itinéraire, la séquence d’autodestruction est lancée ».

Source : Business Week