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La sonde Rosetta débute aujourd’hui son ultime descente vers la comète « Tchouri »

Crédit : ESA–C. Carreau/ATG medialab

La mission spatiale Rosetta mise en place par l’Agence Spatiale Européenne (ESA), entame aujourd’hui la dernière phase de sa mission. Son objectif étant de recueillir des informations sur la comète « Tchouri » (67P Churyumov-gerasimenko), et plus spécifiquement, sur la composition de son noyau, elle amorce aujourd’hui son approche afin de capter de nouvelles données et images. Elle remplira ainsi sa mission pour une période de 6 semaines, avant de se poser le 30 septembre sur la comète, où elle s’éteindra alors définitivement.

Lancée le 2 mars 2004, la sonde s’est d’abord placée en orbite autour de Tchouri pour une période d’observation. Puis, le 12 novembre 2014, Rosetta envoie l’atterrisseur Philae pour analyser la composition et la structure du sol de la comète. Elle devient ainsi la première sonde à se placer en orbite autour d’une comète, et à poser un atterrisseur sur son noyau.

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Crédit : ESA

Cette descente est, d’après Sylvain Lodiot, responsable des opérations en vol de Rosetta à l’Esoc, « bien plus délicate et complexe que l’éjection de l’atterrisseur Philae ». En effet, suite à une descente effectuée à une vitesse deux fois inférieure à celle de Philae, la sonde devra réaliser un impact contrôlé sur la surface de la comète. Elle effectuera dans un premier temps une phase de survol afin de « rendre sa descente la plus lente possible, ce qui lui permettra d’acquérir des données et des images depuis des altitudes jamais atteintes tout au long de sa mission. » Puis, elle quittera cette première phase et prendra « quelques jours pour se rephaser pour ensuite, depuis une distance de 20 kilomètres, basculer sur une trajectoire de collision avec la comète le 30 septembre » à une vitesse de 60 cm pas seconde par rapport à la comète.

Rosetta se posera alors définitivement sur la comète, car à près de 573 millions de kilomètres du Soleil, elle n’aura plus assez d’énergie pour repartir. L’énergie est en effet l’une des plus grandes problématiques abordées lors de la descente de la sonde. Équipée de 64 m² de panneaux solaires, elle devra malgré tout limiter au maximum sa consommation. Ces restrictions ne seront heureusement pas un problème pour les opérations qui seront menées jusqu’au 30 septembre. Enfin, une fois arrivée, Rosetta sera immédiatement mise hors service, car trop éloignée du soleil, elle « n’aura de toute façon plus suffisamment d’énergie pour être opérée ».

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