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Sommes-nous réellement à l’abri des coups de soleil sous un parasol ?

Crédits : PxHere

Parmi les vacanciers des plages, nombreux sont ceux embarquant avec eux un parasol. À planter dans le sable, celui-ci a pour mission d’offrir un peu de répit aux baigneurs quand le soleil se montre agressif. Toutefois, il est aussi possible de réfléchir sur sa prétendue capacité à protéger la peau des coups de soleil.

Le parasol n’est pas une protection optimale

En réalité, le parasol donne un faux sentiment de sécurité. Il s’agit donc d’un genre de croyance populaire. Qu’on se le dise, le problème vient avant tout des personnes : beaucoup pensent que les rayons du soleil sont des lignes droites venant du ciel qui s’estompent après avoir atteint un obstacle – ici, le parasol. Et pourtant, les rayons ultraviolets (UV) peuvent rebondir dans notre direction dans de nombreux cas.

Rappelons que plus une surface est claire, plus celle-ci réfléchit la lumière. Selon une étude parue dans le Journal of Clinical Pathology en 1993, le sable peut réfléchir environ 15 % des rayons UVB. Or, si la couche d’ozone bloque en partie les rayons UV, les UVB sont responsables de la majorité des cancers de la peau. Néanmoins, si le parasol se trouve près d’un plan d’eau, 8 % des rayons parviennent jusqu’aux personnes – 4 % s’il est question de gazon.

Par ailleurs, une journée nuageuse n’est pas synonyme de protection optimale contre les rayons du soleil. En effet, une partie des UV est renvoyée vers le ciel en raison de la présence d’eau dans les nuages, mais la moitié parvient tout de même à traverser.

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Crédits : PxHere

Combiner les protections

Rester à l’ombre d’un parasol n’est donc pas un gage de sécurité. En réalité, le mieux est donc de combiner parasol et crème solaire, comme l’indique une autre étude parue dans la revue JAMA Dermatology en 2017. Évidemment, le parasol doit faire idéalement l’objet d’une inclinaison suivant l’angle du soleil. De plus, les effets néfastes du soleil sur notre peau peuvent durer jusqu’à trois heures après l’exposition aux UV, selon des travaux publiés dans la revue Science en 2015.

Rappelons également que la Science sait maintenant que les rayons du soleil endommagent les cellules de la peau en modifiant leur ADN. Avec le temps, ces mêmes cellules peuvent développer un mélanome, l’une des formes les plus dangereuses de cancer de la peau. En 2019, des chercheurs israéliens testaient un nouveau nano-vaccin empêchant la propagation du mélanome chez la souris. Alors que les premiers résultats semblent prometteurs, l’espoir d’un vaccin à destination des humains est permis.